Un an de l'autre côté du monde

Merci à tous

Hola todos (une dernière fois)

Nous voici donc rentrés au pays du fromage et des claviers Azerty après une dernière péripétie à Francfort qui nous a valu un petit coup de stress et 4 heures de retard (merci Lufthansa au passage...).

Nous voulions tous vous remercier pour les petits mots, les mails, les échanges MSN que nous avons pu avoir au cours de ce voyage et qui nous ont aidé à surmonter les (rares) coups de blues, et qui nous ont toujours fait chaud au coeur. Un grand merci donc à ceux qui ont suivi cette aventure de près, de loin, un jour, toujours, avec assiduité ou par ennui, bref, un grand merci à tous !

Bises à tous, nul doute que nous vous verrons tous très bientôt !


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Publié à 16:31, le 16/09/2009, Lyon
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L'île de Pâques pour finir...

Hola todos !

Article un peu particulier aujourd'hui puisqu'il s'agit probablement du tout dernier... Que cette année est passée vite (en tout cas de ce côté-ci du monde !). Bref, dans une semaine nous serons rentrés, ça fait bizarre ! Direction l'Île de Pâques donc pour la dernière découverte de l'année...

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Perdue au milieu de l'océan pacifique, l'île de Pâques est l'une des terres habitées le plus isolées au monde : la côte chilienne à 3700 km, Tahiti à plus de 4000, les plus proches voisins se trouvent sur la minuscule île Pitcairn à 2600 km. Vue du ciel, l'île de Pâques forme un triangle isocèle presque parfait (ses côtes mesurent 16,17 et 24 km) surplombé par les silhouettes de trois voclans désormais éteints, le plus haut s'élevant à plus de 500 m. Etonnament, l'aéroport de ce petit bout de terre présente une piste immense, financée par la NASA et permettant d'acceuillir en cas d'urgence la navette spatiale.

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La tente, dépliée une dernière fois, avec l'océan en toile de fond !

Les belles eaux s'engouffrant dans l'une des nombreuses grotte qui bordent l'île.

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Si l'île est connue à travers le monde entier pour ses célebres Moaïs, elle offre aussi un paysage superbe. D'origine volcanique, l'île présente des côtes déchirées où la roche noir et torturée se découpe sur des eaux bleues d'une lmpidité sans pareil dans tout le pacifique (c'est du moins ce qui se dit sur l'île). Les cratères des différents volcans ne sont pas en reste, notamment celui du Rano Kau, à la pointe sud-est de l'île, qui avec ses 1600 m de diamètre et 200 de profondeur présente un cerce parfait superbe.

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Emilie face à la côte. Tout au fond Hanga Roa.

Spéciale dédicace à Nico Perez pour ses 30 ans : des superbes tortues d'un bon mètre de diamètre !!

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Le cratère du Rano Kau, avec au fond une belle lagune.

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Si l'île ne possède que deux plages, celle-ci n'en sont pas moins superbes : Anakena et Ovahé, avec leur sable blanc et leurs eaux turquoises, ont tout de l'image rêvée des îles paradisiaques. Cela s'arrête cependant à l'image, car si les eux sont chaudes (22 degrés environ toute l'année) le vent qui souffle en quasi permanence n'incite pas vraiment à la baignade.

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La plage d'Anakena

Celle d'Ovahé, vos serviteurs en sus !

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Restant deux semaines sur place, là ou la plupart des gens ne s'arrêtent que 3 ou 4 jours, nous avons pu découvrir un peu comment se déroule la vie sur l'île. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne doit pas être des plus passionnants ! Une seule ville, Hanga Roa et ses 4000 âmes; nulle part où aller (le tour de l'île se fait aisément en une journée de voiture); peu de distractions (en dehors des spectacles de danses typiques pour les touristes); bref, la vie Pascuanne, très peu pour nous...

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Emilie dans l'une des nombreuses grottes volcaniques.

Le site de Tahat au coucher du soleil.

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Il n'empêche que nous avons pleinement profité de ces deux semaines en dépit d'un temps capricieux, même pour la saison. La pluie s'est montrée presque tous les jours et le vent est rarement tombé, mais heureusement cela n'a pas empêché les températures de dépasser le 20 degrés en permanence. Si nous avons pu visiter quelques sites autour de la ville à pied, le point d'orgue e ce séjour restera cette journée où, ayant loué une voiture, nous avons enfin pu faire le tour de tous les sites de l'île (et ramasser 6 kilos de goyave, Pierrick avait raison !).

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L'Ahu Tongariki et ses 15 Moaïs

Les 7 Moaïs, qui sont restés de pierre quand je leur ai transmis le bonjour de Pierrick...

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Car si l'on vient ici, c'est quand même et avant tout pour voir ces fameux Moaïs. A l'heure actuelle on en recense près de 900 sur l'île, debouts, tombés, inachevés, détruits, etc... Parmi les sites le plus remarquables, le complexe de Tahat à côté d'Hanga Roa, qui voit le soleil se coucher derrière le silhouettes monolithiques; Tongariki, avec ses 15 Moaïs, et surtout le cratère du volcan Rano Raraku, où ont été sculptés tous les Moaïs de l'île et où se trouvent encore presque 400 Moaïs à tous les stades de leur fabrication. Certains sont juste esquissés dans la montagne et les autres, achevés, sont plantés éternellement sur le versants du volcan, leur masse à demi ensevellie par le temps.

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A l'intérieur du Rano Raraku

Et à l'extérieur

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Ce site est vraiment extraodrinaire, il s'en dégage une sorte de douce mélancolie à voir ses énormes visages sans yeux tournés vers l'horizon dans une attente muette. On se croirait presque dans un mausolée à ciel ouvert. Sans aucun doute il s'agit là de l'image la plus célèbre de l'île mais aussi de son attrait le plus important. Sur le site a été retrouvé le plus grand Moaï jamais taillé, encore encastré dans a montagne : 21 m de long !

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Un Moaï encore piégé dans la montagne

Les imposantes sihouettes, enterrées jusqu'aux épaules !

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Bref, il y aurait beaucoup à écrire sur cette île vraiment pas comme les autres, mais tout cela serait un peu long, et puis le retour étant pour bientôt...

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Nous sommes aujourd'hui revenus à Santiago chez Alejandro, où nous allons passer quelques jours avant de retourner à Buenos Aires prendre notre vol retour. Cette année est pour nous passée on ne peut plus vite mais ce sont aujourd'hui des centaines de souvenirs que nous gardons en mémoire et de nouveaux amis gagnés tant en France qu'au Chili ou en Argentine. J'aurais bien aimé dresser un bilan de toute cette année mais je crois que ça serait bien trop déprimant de déjà regarder derrière !!

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Comme l'on dit avant nous nos amis toulousains, le voyage continue ! Une fois rentrés nous allons nous installer dans la région du Puy en Velay et nul doute que ce qui nous attend là-bas est au moins aussi excitant que ce que nous avons pu vivre ici (bon, à part la case "boulot", j'admets... mais bon). Et puis nous revenons de l'amérique latine avec une nouvelle envie de voyage (en fait plein, mais bon) : la France ! Nous avons rencontré tant de locaux ayant visité notre pays et le connaissant mieux que nous que nous avons décidé de changer les choses ! Et puis partir aussi loin n'a fait que nous souligner l'immense patrimoine qui existe dans notre pays et qui n'attend que d'être découvert !

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Voilà, puisqu'il faut mettre un point final à ce blog, on va essayer de le faire avec entrain ! Je vous offre donc 3 alternatives, à vous de choisir !

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Le Happy-End :

Lundi 14, 20h55. L'avion quitte Bs As comme prévu emportant avec lui une Emilie et un Julien ravis de cette année passée au loin. Tous deux ont hâte de retrouver famille et amis ! Arrivés le mardi, la fête est belle, les retrouvailles agréables. Quelques semaines plus tard, ils s'installent dans une jolie petite maison dans la campagne du Puy en Velay où Emilie s'abreuve de couture jusqu'à plus soif tandis que Julien écoute avec délectation ses anciens vyniles grésillant sur la platine du salon. Au fil des années le travail, ça n'est pas une tare, c'est un plaisir, puisque leur bilbio-café est mystérieusement rentable, défiant toutes le lois de l'économie et du comportement humain, se remplissant chaque jour un peu plus de gens non seulement intéressants mais cultivés et ouverts sur le monde, en quête d'échanges et de convivialité. Bref, la chaleur humaine est là, dans ce petit bout de monde, et rien n'est plus beau... Et c'est peu dire qu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup (mais pas trop non plus) d'enfants.

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La fin Tarantino :

Lundi 14, 19 heures. Emilie et Julien arrive juste à l'aéroport quand un agent de sécurité leur demande de les suivre pour inspecter leurs sacs. N'ayant rien à se reprocher, c'est sans mot dire que nos deux protagonistes suivent les colosses au regard bovin qui les guident dans une petite cellule vue et revue : mirroir sans tain, table et chaises, murs sales et néons blafards. A peine arrivés les agents brandissent un petit sachet rempli de poudre blanche et s'en prennent ouvertement aux "dangereux trafiquants" qu'ils ont enfin coincés.

Emilie et Julien comprennent vite qu'ils sont tombés dans un minable guet-apens digne de la plus mauvaise série B de la télévison chilienne, offrant pourtant pléthore de niaiseries à longueur de journée. Les agents ripoux refusant d'entendre raison, les choses s'enveniment. D'un geste brusque, Emilie saisit une chaise et fracasse le mirroir sans tain tandis que Julien renverse la table, offrant ainsi un rempart bienvenu face à ces brutes. Saisissant chacun un bris de verre, ils entament un ballet sanguinaire alors que les hauts parleurs de l'aéroport diffusent à tue-tête "Raining Blood" de Slayer, choix étonnant mais on ne peut plus approprié. En quelques secondes le sol est couvert d'une mare de sang comme les brutes ont subi un sort identiques aux bovins dont ils partageaient le regard.

Le temps de changer de vêtements et d'abandonner dans une énorme vide ordure leurs effets tachés, Emilie et Julien saisissent juste à temps leur avion alors que résonne dans le hall d'aéroport "The end" des Doors...

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La fin Scooby-Doo (ben oui il fallait bien) :

Lundi 14, 15 heures. Alors qu'ils déambulent dans les rues sales et mal odorantes de Bs As, Emilie et Julien tombent nez à nez avec un homme d'affaires au cheveu aussi rare que gras, le souffle court d'avoir marché de sa voiture à l'immeuble lui faisant face. Les sacoches et vetses brodées de ses assistants ne laissent aucun doute : ce porc est celui qui essaye envers et contre toute morale d'exploiter les richesses du canyon de Cotahuasi autant que ses habitants...

Le hasard fait qu'à ce même moment passe une délégation de journalistes revenant d'un discours présidentiel délivré à deux pas d'ici. Ni une ni deux, Emilie et Julien crient au scandale, lançant comme un seul homme les énormes sandwichs à la milanaise (à contre coeur quand même) qu'ils dévoraient sur cet immonde tortionnaire capitaliste. Alerté par cette mini émeute, les journalistes accourent et le accusations fusent de la part de nos protagonistes, mettant mal a l'aise ce grand patron pourtant habitué aux caméras face aux questions pressantes des journalistes e quête de vérité.

Quelques semaines plus tard, alors que tout projet d'exploitation du canyon sera abandonné et le grand patron condamné à de multiples amendes, ce dernier déclarera à la presse, je cite : "J'aurais réussi si ces sales gamins ne s'étaient pas mêlés de ce qui ne les regarde pas !".

Sans se presser et avec la sensation du devoir accompli Emilie et Julien prennent leur avion en direction de nouvelles aventures...

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Bises à tous, à très bientôt !

 


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Publié à 20:55, le 8/09/2009,
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La vie Santiagueña

Hola todos !

Nous avions rencontré Alejandro brièvement alors que nous mangions à la terrase d'un restaurant du quartier de Bellavista en compagnie de Séverine, mi-février. Ayant vécu 2 ans en France et parlant très bien la langue, nous avions vite fait connaissance et il nous avait donc invités à rester chez lui lors de notre retour à Santiago. Invitation que nous avions bien sûr accepté avec plaisir, et bien nous en a pris, nous repartons de Santiago avec un ami de plus !

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Durant cette dizaine de jours passée à Santiago, pas une seule fois nous ne nous sommes sentis touristes. Le fait d'être en territoire connu, d'une part, de ne pas être en auberge par ailleurs, et de partager le quotidien de ses habitants pour finir. A cela se rajoute la population chilienne est résolument plus typée "européenne" qu'au Pérou ou en Bolivie, et qu'ici rien ne nous distingue au premier coup d'oeil des locaux.

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Margarita, Alejandro et Emilie en pleine discussion (et surtout en pleine soirée crèpes !)

Guitare à la main. Il lui prend aussi de jouer du Brassens, pas courant par ici !

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Alejandro loue un appartement pour le moins vaste au coeur de la ville, entre le quartier touristique de Bellavista et le quartier populaire de Patronato, à quelques minutes de marche du centre ville. Il partage déjà les lieux avec une amie, Margarita, elle aussi francophone pour avoir passé un an en France. Et malgré cela il reste encore 2 chambres de libres et une salle de bains inutilisée !

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Le courant passera très vite. Alejandro adore la culture française et est plus que content de pouvoir pratiquer son français (tant pis pour notre espagnol !), il a d'ailleurs bien l'intention de revenit par chez nous d'ici une paire d'années. Il se révelera également être un excellent guitariste mais aussi charanguero, l'occasion d'apprendre quelques superbes morceaux issus du folkore chilien, et notamment de l'époque du coup d'état et de la dicature de Pinochet. C'est également un bon vivant qui aime bien boire, manger et rigoler. En bref, l'occasion de passer une très bonne semaine !

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Un beau coucher de soleil sur Santiago

En pleine cuisine, image typique de la semaine... On a du reprendre des kilos !!

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Demain matin nous embarquons pour l'Île de Pâques, plus qu'impatients. Nous avons visité ici une exposition sur la cutlure Rapa nui et tout cela nous a semblé enchanteur ! Il se peut que le prix de la connexion là-bas soit prohibitif, auquel cas vous n'aurez que peu de nouvelles durant ces deux semaines.

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Bises à tous. A dans 3 semaines (!!).


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Publié à 18:38, le 24/08/2009,
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La tete dans... les nuages

Hola todos !

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Version sans accents aujourd'hui pour ce blog, faute une fois de plus aux caprices conjoints d'un clavier archaique et d'un systeme d'exploitation aux mysteres insondables... Rien de grave, ce sera de toute facon bref, les nouvelles etant maigres !

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Nous re-voici donc au Chili apres deux longues et eprouvantes journees (et nuits) de bus. Nous souhaitions faire deux etapes dans la moitie nord du pays mais pour des raisons budgetaires nous avons finalement tire un trait sur notre arret au Parc national Pan de Azucar (a regret mais bon) que nous avaient conseille Xavier et Madeleine.

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Destination Vicuña donc, petit bourg connu pour les nombreux observatoires astronomiques presents dans la region, le ciel etant l'un des plus purs du monde. Mais la chance ne nous souriant pas, c'est sous un epais voile de nuages que nous arrivons et cela ne semble pas vouloir termine de si tot... Pas de visites dans les observatoires donc (suspendues pour cause de nuages bien entendu...) et un retour a Santiago plus tot que prevu, aujourd'hui meme !

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Je profite au passage de ce court article pour lever le voile sur un autre "mystere"... Emilie N'EST PAS enceinte ! Il faudra m'expliquer ce qui, dans mes propos, a pu laisser entendre ca, parce que vraiment je ne vois pas... Ca en surprendra surement plus d'un que je tienne a preciser cela, mais il se trouve qu'Emilie est bombardee de mails hallucinants de copines et copains convaincus qu'elle est est enceinte... Je crois que de l'autre cote de l'Atlantique regne une espece de rumeur pour le moins infondee qu'il est bon de clarifier ! Pour info nous avons de nombreuses fetes prevues au retour et vous entendrez bien qu'Emilie n'escompte pas les passer sans boire une goutte d'alcool (cet argument me parait absolument irrefutable, meme pour les plus convaincus !).

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Sur ce, nous allons prendre notre bus direction Santiago : 8 petites heures avant de rejoindre la capitale !

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Bises a tous, a bientot.

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Publié à 17:00, le 13/08/2009, Vicuña
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Arequipa - Canyon de Cotahuasi

Hola todos !

Nous y voilà... Dernière journée péruvienne de ce voyage après cette longue étape dans la région d'Arequipa. Ce tour du Pérou est passé à une vitesse fulgurante ! Nul doute qu'il s'agit là de l'un des pays les plus passionants que nous ayons traversé, tant sa culture et son histoire son riches. Et la région d'Arequipa n'est pas en reste, un long article en perspective avant de poursuivre notre route vers le Chili.

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La vue de la terrasse de l'auberge : à gauche le chachani et à droite le Misti

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Nichée sur un plateau à quelques 2300 mètres d'altitude, Arequipa, deuxième ville du Pérou, jouit d'un climat fort agréable. Sous les silhouettes du Chachani (6075 M), du volcan Misti (5822 m) et du Pichu Pichu (5571 m), c'est plus de 300 jours par an que le soleil brille sur la "ville blanche" du Pérou. Ce surnom, elle le doit à ses édifices coloniaux batis en sillar, une superbe roche volcanique blanche omniprésente dans le centre historique. Malgré les nombreux séismes ayant ravagé la ville, nombre d'entre eux sont encore debouts (il faut dire que les constructions sont basses, pour pallier ce problème récurrent...).

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La Plaza de Armas

Idem de nuit

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Vous l'aurez sans doute deviné, si nous sommes restés si longtemps ici, c'est bien qu'il fait bon vivre à Arequipa. L'accueil est plutôt avenant, on y déniche quelques adresses très sympathiques pour manger pas cher ou boire un coup et surprendre au coin de la rue la silhouette imposante du Misti est toujours une surprise agréable.

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Les arches qui bordent la Plaza

Derrière les hauts murs à droite, Santa Catalina

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Côté tourisme, la ville présente nombre d'édifices coloniaux superbes où les cours intérieures s'enchaînent, véritable havre de paix au milieu d'une ville tout de même bien attaquée par la pollution (vrai problème du fait de l'âge canonique des véhicules en circulation). Parmi tous ces édifices, deux en particulier retiennent l'attention.

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Le Couvent Santa Catalina, situé en plein coeur du centre ville, est vraiment unique. Site gigantesque de plus de 20 000 m2 (qui donc sait où est le "carré" sur un clavier Qwerty ??), il est cerné d'un immense mur d'enceinte qui le coupe entièrement de la ville. Construit en 1580 il n'a été ouvert au public qu'en 1970. Son histoire est pour le moins sulfureuse puisque jusqu'en 1871 seules les filles des plus grandes familles y étaient admises et y conservaient leur train de vie : esclaves noires à leur service, réceptions, concerts etc... Pas très catholique...

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Une petite place débouchant sur une étroite ruelle, Santa Catalina

Une petite place paisible et fleurie

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L'ancienne cuisine avec le puits

Le cloître principal

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Mais son architecture est fascinante : il s'agit en fait d'une petite ville autonome comprenant ruelles étroites, appartements, places et jardins. A la découverte de ses innombrables recoins nous avbons vraiment l'impression de voyager dans le temps. Restent encore les vieux ustensiles de cuisine, les fioles de l'infirmerie (l'une contenant du cyanure, il faudra m'expliquer dans quelle thérapie cela entre...) et les meubles d'époque. Une visite vraiment intéressante mais aussi intrigante : on aimerait bien voir comment la vie se déroulait ici !

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Au nombre des autres édifices d'intérêt, le Monastère de la Recoleta, fondé en 1648 par les Franciscains. Si ses quatre cloîtres sont superbes, il ne soutient pas la comparaison avec Santa Catalina : son intérêt est ailleurs. Au fil des siècles les Franciscains ont amassé un véritable trésor dans leur superbe bibliothèque : plus de 20 000 volumes s'étalent sur des rayonnages digne des meilleurs films ! Un endroit magique où l'on aimerait s'enfermer et tourner une à une les milliards de pages et accéder à toute la connaissance qu'elles abritent.

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Le cloître de la Recoleta

La sublime bibliothèque des Franciscains

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Et si il y a là une bonne cinquantaine d'encyclopédies déclinées en de nombreux volumes, nombre de thèmes sont pour le moins précis : Christologie, Dogmatique, Droit Canonique... Peu commun ! Les plus anciens volumes remontent à 1494 (apportés suite à la colonisation bien entendu) mais la grande majorité date de 16è, 17è et 18è siècles.

Le Canyon De Cotahuasi

Je vous l'avais présenté à tort comme le plus profond du monde, il s'agit là d'une erreur puisque certains canyons de plus de 5000 m de dénivelé ont récemment été recensés au Tibet. Reste qu'avec ses 3535 mètres de profondeur il est bien le plus profond des amériques (deux fois plus profond que le Grand Canyon du Colorado). Peu aisé d'accès (12 heures de bus sur une piste de montagne fort mauvaise) il est bien moins fréquenté par les touristes que son voisin le canyon de Colca.

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Le canyon où coule le rio Cotahuasi

Anibal, loin en contrebas un pont suspendu à plus de 100 m du rio !

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La première surprise en arrivant à la bourgade de Cotahuasi, c'est l'accueil incroyable que nous réservent les gens. Jamais au Pérou et rarement dans ce voyage les gens se seront montrés si avenants et sympathiques. La chance nous fera rencontrer Anibal, né dans le canyon et revenu pour sa retraite après avoir enseigné l'économie à Lima. Véritable amoureux de sa terre il nous guidera vers les sites les plus intéressants et nous donnera de nombreux conseils. Il nous apprendra aussi de quelle manière "son" canyon est menacé aujourd'hui par l'industrie minière (voir aparte en fin d'article).

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La cascade de Sipia

L'ascension d'Alca (en bas) à Cahuana

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Sa femme tenant un petit restaurant, ce sera également l'occasion pour nous de goûter enfin au Cuy, le cochon d'Inde. Il se trouve qu'avant d'être une spécialité Péruvienne (surtout servie pour les touristes dans les autres villes) c'est une spécialité de la région. Ici nous croiseront bon nombre de maisons avec leur propre élevage, le cuy représentant la majeure source de viande pour les habitants du canyon. Venons en au fait, le cochon d'inde, c'est pas terrible : pas grand chose à se mettre sous la dent, pas vraiment très goûtu... Bref, ça nourrit et c'est déjà pas mal.

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Il fallait qu'on le mette, quand même !

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Côté paysages, le canyon est superbe. Les sections les plus profondes se trouvant à 40 km au sud de Cotahuasi nous ne les verrons pas, mais qu'importe, ici tout est démesuré. Une belle promenade (sous une chaleur accablante) nous mènera à la cascade de Sipia, une chute de 150 m de haut creusant un véritable gouffre dans le canyon : impossible d'en voir le fond ! La région regorgeant de sources chaudes (officiellement 234 !!) nous reprendrons nos forces dans la piscine de Luicho en compagnie des locaux.

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C'est ensuite plus au nord que nous irons vadrouiller, vers Alca et le village de Cahuana. Posé sur un plateau à mi-hauteur du canyon, ce petit village est coupé du temps. Ici les systèmes d'irrigation Inca fonctionnent encore, les terrasses sont toutes exploitées et les habitants portent encore leurs costumes traditionnels qu'ils confectionnent. Encore une fois nous serons surpris d'être si bien accueillis par la population locale.

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Après quatre jours passés à découvrir ce coin de monde isolé et magique, nous reviendrons à la réalité et à Arequipa où Emilie se pare d'une année supplémentaire à porter. Et oui la vie n'est pas toute rose !

Voilà. Il ya bien d'autres choses à raconter mais on en garde un peu pour le retour. Demain c'est la fin de l'aventure péruvienne et le retour au Chili !

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Bises à tous, à très bientôt.

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 Cotahuasi en Danger

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Un petit aparte aujourd'hui pour aborder ce thème qui nous a vraiment touchés. Le canyon de Cotahuasi, riche d'une faune et d'une flore excetptionnelles, a été déclaré Aire Naturelle Protégée il y a quelques annés et est à ce titre (prétendument) protégé par la loi péruvienne. Mais il n'est malheureusement pas seulement riche en faune et en flore, son sol regorge également de minéraux et surtout d'or, ce qui attise les convoitises du monde entier.

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Récemment, une grande multinationale, sous couvert d'une société annexe, a commencé l'extraction d'or dans le canyon sans autorisation gouvernementale. La demande est en cours au près du gouvernement et la corruption (monnaie courante ici) risque fort de faire oublier qu'il s'agit là d'une Aire Protégée... Quoiqu'il en soit, l'autorisation n'étant pas délivrée à ce jour, il s'agit là ni plus ni moins que d'un vol.

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Le canyon encoure deux grands dangers si l'autorisation est délivrée : tout d'abord la contamination des eaux du rio Cotahuasi (car l'on sait que le mercure entre dans le processus d'extraction de l'or, et il finit bien souvent dans la nauture...) et la mise en danger des espèces animales et végétales de la région (les condors ont déjà fui à cause des explosions), mais aussi de la population pour qui le rio constitue une source d'eau depuis toujours.

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Ensuite, au vu des richesses énormes présentes dans le canyon, accorder cette autorisation amènerait nombre d'autres exploitants à venir s'installer ici, détruisant purement et simplement le canyon. Aujourd'hui les habitants sont partagés sur le sujet, car le manque de culture et de connaissances ne leur fait pas prendre conscience du danger. Beaucoup y voient plutôt un source d'emplois (sous payés au passage).

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Si nous avons appris tout ça, c'est qu'Anibal est aujourd'hui président du comité de défense du canyon. Il enchaîne les réunions jour après jour pour alerter l'opinion publique, à Cotahuasi mais aussi Arequipa et Lima. Il a la conviction que l'intervention de la presse étrangère, si elle daignait s'intéresser au sujet, permettrait d'éviter la corruption (politiques et journalistes locaux craignent grandement la presse étrangère, bien moins corruptible...) et donc d'éviter que l'autorisation soit délivrée à cette mutlinationale.

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En bref, si vous avex des relations qui peuvent aider, n'hésitez pas. Anibal est en train monter un site web dont l'adresse est la suivante : www.canyoncotahuasi.com (pas encore à jour, c'est l'ancien site qui est en ligne). Son adresse (il m'a demandé de transmettre) est la suivante : aevelliott@yahoo.com Il est bien sûr hispanophone mais se débrouille en anglais. Merci à tous si vous avez eu le courage de lire jusqu'ici !


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Publié à 01:20, le 8/08/2009, Arequipa
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Quelques nouvelles !

Hola todos !

La fin du voyage approchant, vous n'aurez pas manqué de constater que l'auteur semble préférer jouir de ces "derniers" instants plutôt que de s'atteler à la rédaction de ce blog... Pas de panique cependant, tout va très bien, voici quelques rapides nouvelles qui seront complétées la semaine prochaine !

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Que Trujillo est loin déjà !! Nous sommes aujourd'hui (et ce depuis une plus d'une semaine) à Arequipa, bien au sud du Pérou, dernière étape avant de regagner le Chili. Après une étape de quelques jours à Lima, le temps de visiter quelques musées fort intéressants, nous avons donc mis les voiles vers le sud, retour dans les Andes et leurs majestueuses silhouettes enneigées.

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A quoi avons nous donc occupé cette dernière semaine ? A profiter d'une ville fort agréable, au climat très doux et au décor surprenant (voir l'imposant volcan Misti à chaque coin de rue est toujours un peu surprenant...). La ville d'Arequipa est superbe mais ce sera là l'objet du prochain article, le but de celui-ci n'étant que de justifier le prix de vôtre abonnement.

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Aujourd'hui nous partons pour le cañon de Cotahuasi, le plus profond du monde (certaines sections atteignent 3535 m de profondeur), histoire de passer quelques jours dans la superbe nature des lieux. Retour prévu vers mardi ou mercredi, puis nous resterons encore un peu à Arequipa (pour y fêter l'anniversaire d'Emilie notamment).

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Voilà, pas d'inquiétude donc. Et promis, vous aurez tout plein de belles photos dans le prochain article, le dernier péruvien de ce voyage !

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Bises à vous tous, bonnes vacances à ceux qui en profitent.


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Publié à 17:35, le 31/07/2009, Arequipa
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Trujillo

Hola todos !

Trujillo, située sur la côte à environ 600 km de Lima, est la troisième ville la plus importante du pays. Zone désertique habitée depuis longtemps grâce à l'irrigation, elle renferme quelques-uns des sites archéologiques les plus réputés du pays, le site Chimu de Chan Chan et les superbes Huacas Moche.

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Comme dans toutes les villes cotières à cette période de l'année, difficile de voir le soleil à Trujillo... La brume venue de l'océan couvre le ciel d'un voile blanc qui ne s'écarte que très rarement. Qu'à cela ne tienne, ici les couleurs sont sur les bâtiments. L'architecture coloniale de Trujillo, unique en son genre au Pérou, affiche de belles couleurs pastel et un blanc étincelant que les Trujilleños entretiennent avec soin : nul part ailleurs (hormis Sucre en Bolivie) nous n'avons vu tant de peintres s'attacher à rénover les façades en permanence !! Les immenses demeures coloniales ne ressemblent en rien à ce que nous avions pu voir avant : peu de balcons en bois et des grilles blanches à toutes les fenêtres, particularité des lieux.

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Les demeures coloniales sur la Plaza de Armas

Les grilles de fer forgé, typiques des lieux.

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Non loin de la ville, à même la côte, se trouve la plage de Huanchaco, célèbre pour les embarcations en totora de ses pêcheurs. Nous sacrifierons à la tradition touristique et irons jeter un oeil curieux sur ces bateaux uniques, sur lesquels les pecheurs "surfent" sur les vagues lors de leur retour à terre. Si la tradition (millénaire, car ces embarcations étaient utilisées par les Moche, civilisation dtant de 200 à 850 ap JC) subsiste, les méthodes de fabrication ont évolué !! Un pêcheur nous dévoilera qu'elles sont aujourd'hui remplies de polystyrène, leur donnant une durée de vie bien supérieure et une meilleure flotaison. On arrête pas le progrès !

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Les embarcations en Totora... et polystyrène !

Les prises de la journée d'un pêcheur sympathique. C'est celui qui a vendu la mêche sur le polystyrène !

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Parmi les sites archéologiques les plus importants de la région et du pays, l'ancienne capitale de la culture Chimú (850 - 1470 ap JC), Chan Chan, ressemble à première vue à un dédale de dunes et de briques d'adobe entassées au hasard. Il faut dire que ce qui a été la plus grande ville d'adobe au monde a fortement été endommagé au fil du temps par les innondations dues au phénomènes El Niño. Aujourd'hui, seule se visite une infime partie du site, grandement restaurée, pour donner une idée de la splendeur des lieux autrefois. Il s'agit de l'un des 9 palais royaux que la ville abritait.

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L'immense mur de la place principale (de l'un des 9 palais, une minuscule partie du complexe donc !)

Les murs symbolisant les filets de pêche (pas très isolant ma foi !!)

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Rien ne subsiste des couleurs, et le palais, entouré d'impressionantes murailles, ressemble à un gigantesque chateau de sable. Les bas reliefs consrvés et ceux restaurés s'entremêlent et l'on ne peut que regretter que le site ait été si dévasté : l'endroit devait tout simplement être sublime. La culture Chimú étant très liée à la mer, l'on retrouve à Chan Chan de nombreuses évocations de poissons, vagues, et filets de pêche sur les décorations. Pami les plus connues, une superbe frise abrite des motifs de poissons, dont le positionnement et l'orientation laissent penser que les Chimú connaissaient déjà les deux grands courants qui coulent au large des côtes (froid remontant vers le nord, et chaud allant vers le sud plus au nord, vers l'Equateur).

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La fameuse frise des poissons

Au milieu du palais, une immense piscine d'eau douce (nous sommes à 500 mètres de l'océan).

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Les autres sites des environs appartiennent à la culture Moche, la même que celle du Seigneur de Sipán et que les pyramides de Tucumé (200 à 850 ap JC). La superbe Huaca de la Luna,ancien site religieux et cérémoniel où se pratiquaient des sacrifices plus que sanglants, abrite encore aujourd'hui de superbes bas reliefs polychromes extrèmement bien conservés. Et pour cause, les Moche avaient pour coutume de construire leurs bâtiments les uns par dessus les autres, isolant définitivement l'ancien. La Huaca (une sorte de pyramide) était donc détériorée à l'extérieur mais abrite en son coeur 5 niveaux très bien conservés.

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Les superbes bas-reliefs de la huaca de la luna, ici ceux du 3 ème niveau, le plus ancien mis à jour.

Ici ceux du dernier palais (5ème), aux couleurs moins conservées. On aperçoit bien la structure pyramidale des lieux.

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Les niveaux les plus au centre ne sont pas encore atteints, car cela risquerait fortement d'endommager la structure de la pyramide. Mais l'on peut admirer les motifs des autres par endroits, représentations liées aux rites religieux des Moche. La similitude avec ce que l'on peut voir en Egypte est assez intrigante, impression renforcé par l'aspect pyramidal du temple. Non loin de la Huca de la Luna, la Huaca del Sol, bien plus grande, n'a pas encore été fouillée. Elle ressemble pour l'instant aux pyraides de Tucume mais livrera peut-être un jour ses secrets.

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Plus au nord, le site de la Huaca Cao Viejo a été le théâtre de la plus récente découverte d'envergure au Pérou. Considérée comme aussi importante que celle du Seigneur de Sipán, la sépulture de la "Dame de Cao" a livré un trésor impressionant. Là encore, vous ne pourrez pas l'apprécier, les photos étant absolument interdites dans ce musée ayant ouvert ses ports il y a à peine 2 mois. Mais au-delà du trésor, le tombeau de cette femme tatouée est venu contredire les croyances des archéologues sur la place de la femme dans la culture Moche, prouvant qu'elles occupaient à l'égal des hommes des postes importants.

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Un bas-relief représentant les prisonniers encordés et prêts pour être sacrifiés.

Les peintures du tombeau de la Dame de Cao.

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La Huaca en elle-même présente d'intéressants bas-reliefs et de belles peintures sur les murs du tombeau. Le complexe abrite de nombreuses autres Huacas non-fouillées, faute de fonds, isolées sur une bande désertique juste sur la côte (la Huaca El Brujo se trouve à... 15 mètres de l'océan !).

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Voilà pour Trujillo et ses environs où nous n'aurons vu ni statue ni affiche à la gloire de Robert, actuel bassiste de Metallica. Dommage sur la place centrale ça irait pas mal...

Notre route nous mène dès ce soir à Lima où nous resterons quelques jours, le temps d'aller voir les musées le plus intéressants que la ville abrite, avant de poursuivre plus au sud. C'est que nous sommes mine de rien déjà à mi-juillet et que nous commençons à compter les jours pour être sûrs de voir tout ce que nous voulons, nouveauté dans ce voyage...

Portez-vous bien, bises à tous.


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Publié à 21:05, le 16/07/2009, Estado Trujillo
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Chachapoyas

Hola todos !

Voilà quelques temps que nous n'avons point donné de nouvelles alors que Mancora est déjà loin derrière nous ! Voici près de deux semaines que nous avons quitté l'océan pour aller à la découverte des civillisations pré-colombiennes du nord du pays, ayant laissé derrière elles des sites surprenants. Visite guidée à travers les régions de chiclayo et de Chachapoyas.

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Si Chiclayo (500 000 habitants) ne présente en elle-même aucun intérèt touristique, il en va différemment de ses environs. De nombreux sites de la culture Moche (pré-Inca) ont été mis à jour dans la région, et nombre d'entre eux sont encore fouillés et étudiés aujourd'hui. Et ne cessent de livrer leurs secrets et trésors aux archéologues...

Considérée comme la plus importante découverte archéologique au Pérou depuis le Machu Picchu, la sépulture du Seigneur de Sipan a livré un trésor exceptionnel, aujourd'hui exposé dans un superbe musée à lambayeque (11 km de Chiclayo). Il est malheureusement pour vous interdit d'y prendre des photos et les contrôles y sont très stricts, je vous invite néanmoins à effectuer quelques recherches sur Internet, cela vaut la peine.

Parmi les incroyables richesses retrouvées, un nombre étonnant de colliers, parures et autres objets cérémoniels en or. Au premier rang desquels trois remarquables paires de boucles d'oreilles (énormes, des disques de 8 cm de diamètre !) d'or et de turquoise. Une collection vraiment épatante qui rappelle un peu les trésors retrouvés en Egypte.

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Voilà à quoi ressemblent aujourd'hui les pyramides de Tucume...

Et un mur d'adobe présevé, comme il en reste trop peu malheureusement !

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Autre site d'importance, les ruines de Tucume se révèleront au final décevantes. Ancienne capitale Moche, le site comprend 26 pyramides d'adobe haute de plus de 50 mètres. Malheureusement, au fil des nombreux phénomènes El Niño survenus, l'ensemble est aujourd'hui tellement dégradé qu'il s'apparente plus à d'immenses collines de terre qu'à une ancienne cité, seuls les angles droits rappelant que c'est bien là le travail de la main de l'homme.

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Mais c'est bien la région de Chachapoyas qui nous aura le plus marqué ces derniers jours, présentant même des sites parmi les plus intéressants du pays. La région, située dans les Andes, regorge de vestiges de la civilisation Chachapoya, dont de nombreux sont encore inexplorés et enfouis sous l'épaisse végétation de la forêt de nuages.

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La belle place de Chachapoyas

L'une des nombreuses orchidées qui poussent dans la région, ici dans un "orchidéorium".

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Au nombre des plus surprenants : les sites de Kajaria et de Pueblo de los muertos. Tous deux présentent des sarcophages (faits dans un mélange de terre et d'herbes) encore debout, devant abriter d'anciens chefs de tribu, mystérieusement perchés à flanc de falaise. L'effet est vraiment saisissant. Les sarcophages de Karajia, les plus grands (2m) et les plus travaillés dégagent une sorte de mélancolie.

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Les sarcophages de Karajia

Et ceux de Pueblo de los muertos

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Site le plus connu de la région, les ruines de Kuelap sont tout simplement fantastiques. Sorte de Machu Picchu Chachapoyen, la forteresse est perchée au sommet d'une montagne, 1200 mètres au dessus du rio Uctubamba. Encore envahi par la végétation l'endroit a l'air tout droit sorti d'un Indiana Jones (mais d'un bon !). Un gigantesque mur d'enceinte, de plus d'1 km de périphérie, abrite plus de 400 habitations circulaires, typiques des Chachapoyas. Plus qu'un mur, il s'agit en fait d'une base, l'intégralité de la cité étant construite en hauteur, au sommet de cette muraille.

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L'impressionante entrée principale de Kuelap

Le gigantesque mur d'enceinte, qui va se perdre dans la forêt.

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A l'intérieur la cité se divise également en deux (un modèle résolument universel...), avec une autre base surélevée abritant les personnages importants (chefs et chamanes au premier rang). Déambuler au coeur de ce site, où peu de touristes se pressent, est vraiment une expérience à part. On a presque l'impression d'être le premier à s'aventurer sur les lieux...

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A gauche la haute ville, à droite la basse. Le tout sur l'immense base, la muraille étant située encore plus à droite.

Les superbes frises typiques des Chachapoyens.

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Percée de seulement trois entrées très étroites, le site semble absolument imprenable, tant la muraille, haute de 6 à 12 mètres, est impressionante. Sans compter les falaises qui s'étendent sur l'un des flancs. Ces trois entrées montent en escalier, surplombées par la ville elle-même. Elles se présentent en forme d'entonnoir, ne laissant à leur extrémité passer les personens que une par une. Et pour l'anecdote, il n'aura pourtant fallu aux Incas que 2 jours pour prendre Kuelap... C'est que les Chachapoyens n'avaient pas tout prévu et le seul point d'eau où ils se ravitaillaient se trouvait à 1 heure de là. Un simple siège a donc suffit à prendre cette cité !

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Une demeure Chachapoyenne reconstituée

L'entrée principale vue depuis la ville.

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Redécouverte en 2006, la cascade de Gocta compte depuis parmi les principaux attraits touristiques de la région. Avec ses 771 mètres, elle est la 3ème chute d'eau la plus haute du monde (après le Salto Angel - 979 m - au Venezuela et les chutes de Tugela - 948 m - en Afrique du Sud). Le chemin qui y mène est superbe, serpentant sous la riche végétation de la forêt de nuages environnante.

Si elle est impressionante de loin (on la distinguait depuis Pueblo de los muertos, très loin de là !), sa dimension lorsqu'on l'approche diificile à appréhender ! Difficile en effet, sans autres repères que les gigantesques montagnes environnantes, d'imaginer que la chute est 8 fois et demi plus haute que celle d'Iguazu, ou encore supérieure à 2 tours Eiffels empilées !

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La belle vallée du rio uctubamba. Au loin, le cirque à droite est celui où coule la chute de Gocta.

Gocta, dans son manteau de brume.

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Séparée en deux, la première chute atteint 231 mètres, la suivante en dévalant 540. Avec cette hauteur, l'eau arrive en bas totalement brumisée : pas de bruit fracassant et d'athmosphère chaotique ! On pourrait se doucher dessous sans problème. D'ailleurs le choix ne nous est pas offert tant la bruine couvre une large zone... Regarder l'eau tomber est surprenant : on a l'impression qu'elle descend au ralentit, dessinant au gré des courrants d'air des arabesques superbes dans sa chute.

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Arrivés au pied de la chute.

540 mètres de chute discontinue, le grand angle ne sait plus où donner de la tête !

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Sur le bord du chemin jusqu'à Gocta. Ananas et canne à sucre sont partout !

Comme m'a dit Emilie, n'allez pas croire que je lui ai fait un petit dans le dos !

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Bref, vous l'aurez compris, on a bien aimé ! Nous repartons aujourd'hui de Chachapyas direction Trujillo. Bien contents d'avoir pu visiter tous les trésors, un peu oubliés de la plupart des touristes qui viennent au Pérou, que la région a à offrir.

Bises à tous ! 


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Publié à 21:29, le 8/07/2009, Chachapoyas
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Retour à l'océan

Hola todos !

Nous voici donc à Mancora après deux nuits passées dans les bus et un rapide transit, le temps d'un dimanche, par la gigantesque capitale péruvienne, Lima...

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Petite station balnéaire tranquille située à l'extrème nord du Pérou (nous sommes sous le 4ème parallèle), Mancora est avant tout une destination touristique pour les péruviens. Si ici nous sommes  bien en hiver, rien n'y laisse paraître : les tongs sont de rigueur et rares sont ceux qui ne sont pas en maillot de bain. Quant au soleil il est bien présent, de mème que les cocotiers et les belles plages promises.

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La plage au soleil couchant

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La ville s'étire entre la plage et la Panamericana, cette route que nous avions déjà empruntée avec nos amis toulousains pour aller... à Chiloé au Chili (à plus de 4000 km de là !). Cette immense langue de bitume remonte le continent de Chiloé jusqu'a Fairbanks et au-delà en... Alaska !

Nous profiterons bien entendu des plages durant notre séjour ici. L'eau est bonne mais le temps ne permet au final pas forcément de se baigner agréablement : le matin le soleil et bien trop fort (résultat, une insolation pour moi et une nuit mémorable à la clé) et l'après-midi le vent se lève, amenant les nuages du Pacifique. Vous ne verrez pas de photos de la plus belle de toutes les plages.bordée d'une large file de cocotiers, simplement parce que nous n'avions pas l'appareil sur nous !

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La Panamericana et les trici-taxis, moyen de transport roi au Pérou !

Soleil couchant. Si Nicolas nous envoie les photos vous en aurez de belles du soleil sur l'océan ,mais nous n'avions pas l'appareil !

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Nous passerons tout de mème de très bon moments, notamment en recroisant par surprise Nicolas, un ami argentin que nous ne pensions plus retrouver (et il s'en est fallu de peu, il quittait le Pérou le lendemain pour l'équateur, faute d'un visa suffisant). Il parle de venir en France faire le trajet de St Jacques de Compostelle, alors on lui ouvrira notre maison, on ne sera pas loin du point départ ! D'autant que lui s'est proposé de nous prêter son appartement laissé vide à Bs As avant notre départ...

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Demain nous reprenons la route direction Chiclayo, ville cotière plus importante dont les environs abritent de nombreuses ruines très intéressantes de civilisations pré-Incas.

Pour répondre aux préoccupations de la famille "ouille", nous ne sommes pas trop envahis de touristes. Le fait est que la partie nord du Pérou est nettement moins visité que Cuzco et ses environs, ce n'est pas pour rien que nous avions voulu y aller avant la très haute saison !!

Bises à tous.


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Publié à 03:10, le 27/06/2009,
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Ayacucho et les environs

Hola todos !

Toujours à Ayacucho après avoir rayonné autour de cette ville décidément bien sympathique. La température estivale qui y règne n'y est surement pas étrangère, ici les fleurs sont de sorties et les rues piétonnes bondées de passants en tenue légère complètent cet air d'été à... 2 jours de l'hiver.

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Reculée dans les Andes, Ayacucho est une ville coloniale vraiment sympathique. Si seuls les quartiers entourant la place centrale sont vraiment agréables à l'oeil, l'atmosphère générale des lieux est vraiment plaisante. De nombreuses rues du centre sont piétonnes, cadre agréable pour profiter du soleil toujours présent.

Les édifices coloniaux qui bordent la place donnent un air de petite Espagne au centre ville et tous sont ouverts à la visite, permettant de profiter de leurs belles cours intérieures. Bref, vous l'aurez compris, Ayacucho est un lieu où il fait bon flâner un peu... et ça fait du bien.

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La place d'Ayacucho

L'une des nombreuses cours des édifices bordant la place

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Les alentours ne sont pas en reste. Si la visite des ruines de la capitale de la civilisation Huari (pré Inca) ne présente que peu d'intérêt faute de guides, les villages un peu plus reculés au sud sont très intéressants. La route reliant Ayacucho à Vischongo est quelque peu éprouvante mais le déplacement valait la peine.

Vischongo est un petit village isolé ne manquant pas d'attraits touristiques : outre les ruines Incas à proximité, une marche de 2 heures nous mènera dans un forêt pas comme les autres... La Puya Raimondii est une plante pour ainsi dire pré-historique, elle est la plus grande représentante de la famille de l'ananas ( les broméliacées), ressemblant à une énome boule pouvant mesurer 2 mètres de diamètre; et ne se rencontre que dans les régions reculées des andes péruviennes et boliviennes. Lorsqu'elle atteint l'âge adulte, à 100 ans, la Puya fleurit une seule fois, puis meurt. Son inflorescence est la plus grande du monde, pouvant atteindre jusqu'à 18 (!) mètres de haut et compter plusieurs dizaines de milliers de fleurs.

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Vischongo et sa vallée

Emilie scrutte au loin les Puyas en fleurs

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La forêt qui s'étend à proximité de Vischongo serait (selon ses habitants)  la plus grande au monde. Nous n'apercevrons des specimens en fleur que de très loin (une floraison tous les cent ans, c'est sûr qu'il faut tomber au bon moment !!) mais cette forêt ressemblant à une immensité remplie de palmiers (ou de champignons géants) reste saisissante, sans compter le panorama !

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Un peu flous car très zoomés, des Puya avec leur inflorescence gigantesque.

Les bains de l'Inca, présntant une pierre (la plus grosse) taillée de 13 côtés !

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La surprise à Vischongo sera l'acceuil de ses habitants, incroyablements avenants. Au bout de 10 minutes sur la place nous faisions la connaissance de Miguel, professeur d'histoire au collège local, qui se proposera de nous faire visiter les ruines Incas en nous contant leur histoire ! C'est donc avec lui que nous visiterons les ruines surplombant le village, restes de l'ancien site de Vilcas huaman.

Vilcas Huaman était un centre administratif important pour l'empire Inca. Et pour cause le site se trouve précisément à la croisée des deux routes Incas les plus importantes : celle reliant Cusco à la mer et celle traversant les Andes du nord au sud. Reste aujourd'hui des ruines non restaurées dont la visite (guidée par Miguel !) se révèlera très intéressante. Non loin de là nous pourrons également admirer Ushno, à ma connaissance la seule pyramide élevée par les Incas, au sommet de laquelle siégeait l'Inca (l'empereur) lors des cérémomies.

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Miguel en pleine explication devant les restes de l'Accllahuasi, le temple des vierges du soleil

Le site présente des pierres taillées absolument remarquables de perfection.

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Des sites reculés et plutôt ignorés des touristes étrangers mais néanmoins superbes, comme le temple du soleil de Vilcas, malheureusement surmonté... d'une église !

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Ushno, la pyramide (petite ! Rien à voir avec les égyptiens !)

Le temple du soleil et son église.

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Aujourd'hui de retour à Ayacucho nous profitons de nouveau de la quiétude des lieux avant de poursuivre. Nous monterons bientôt jusqu'à Mancora, loin au nord du pays, presque à la frontière équatorienne.

D'ici là bises à tous.


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Publié à 14:30, le 19/06/2009, Ayacucho
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Cuzco (actualisé)

Hola todos !

Bientôt une semaine que nous avons quitté Cuzco, il est plus que temps de mettre quelques lignes sur cette ville pas comme les autres. Autrefois capitale de l'Empire Inca et aujourd'hui capitale touristique du Pérou, et même de l'Amérique du Sud en général, elle est un témoignage unique de l'histoire du pays, entre civilisations pré-colombiennes et colonisation espagnole. A noter que le site d'Uniterre "merdant" quelque peu je me vois obligé d'innover sur la rédaction, je ne sais pas comment cela apparaitra au final ! En gros, merci de vôtre compréhension...

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Qosq'o, d'où dérive l'actuel nom de la ville, signifie "nombril" en quechua. C'est en effet au nombril du monde que le premier Inca avait été chargé par son père (le soleil, rien de moins) de fonder la future capitale de son empire. Aujourd'hui, la ville mêle architecture Inca et coloniale au gré de ses rues pentues, présentant un mélange étonnant d'Histoire.

La plupart des fondations sont d'origine Inca, les espagnols ayant reconstruit par dessus églises, cathédrales et demeures coloniales. Les ruelles bordées de gigantesques blocs ajustés au millimètre sont proprement impressionnantes. Le centre ville est vraiment de toute beauté et la Plaza De Armas, avec sa cathédrale et son immense église qui lui fait concurrence, le tout entouré de balcons coloniaux, superbe.

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Les fondations Inca

La place principale

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Malheureusement, l'affluence touristique de la ville, véritable camp de base des touristes venus explorer la région et le Machu Picchu, entame un peu sa splendeur. Non pas que les hordes de photographes amateurs polluent le paysage, comme le disait si bien Renaud, mais le nombre ahurissant de magasins de souvenirs, hotels et autres restaurants est un peu fatigant à la longue, d'autant que les rabatteurs se livrent une guerre sans pitié pour arracher le passant des griffes de ses concurrents...

A cela vient s'ajouter une persistante odeur d'urine, laissée par les bons soins des Péruviens pour qui uriner au milieu de la rue ne représente pas vraiment une gêne. Bref, au final Cuzco est charmante au premier abord mais y rester quelques temps devient vite pesant.

Nous terminerons tout de même notre séjour là-bas en faisant un tour du côté de Sacsayhuaman, site Inca tout proche de la ville qui mérite le coup d'oeil. Les ramparts de la cité constitue l'exemple le plus frappant d'architecture Inca. La taille des blocs est phénoménale et leur ajustement remarquable. Rien d'étonnant à ce que rien n'ai bougé en dehors des pierres enlevées par les colons pour construire leurs propres bâtiments...

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Les blocs de Sacsayhuaman

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Depuis Cuzco nous avons bien bougé. Nous sommes aujourd'hui à Ayacucho après deux jours de pénibles trajets en bus, heureusement entrecoupés par une pause plaisir dans un hotel 3 étoiles à Andahuaylas, pour 5 soles de plus que nos traditionelles auberges !

Au niveau politique les choses s'agitent un peu ici mais pas de panique, nous gardons un oeil sur le déroulement des faits et au moindre signe trop mauvais nous fuyons vers le Chili ! Pour ceux qui se demanderaient (parce que j'ai été surpris par plus d'un d'entre vous qui me demandait de leurs nouvelles) nos amis toulousains sont bien arrivés en France, prêts à en découdre avec leur nouvelle vie !

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Bises à tous, merci à tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire, les autres allez au Diable ! (mais non je déconne, je suis pas suceptible... MOI - ce message n'a rien de personnel, Rémi...)


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Publié à 21:34, le 15/06/2009, Ayacucho
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Le génie des Incas

Hola todos !

Nous voici de retour dans la vallée sacrée, a Urubamba précisemment (vous noterez que nous fréquentons de nouveau des cybers-cafés ou les accents graves sont introuvables, toutes mes excuses d'avance !). L'occasion pour nous de visiter deux sites méconnus mais exceptionnels, témoignages superbes des fantastiques connaissances de la civilisation Inca : les terrasses de Moray et les Salinas de Maras.

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C'est a quelques kilometres a peine d'Urubamba que se trouvent ces deux sites, tous deux prétextes a de superbes petits bouts de randonnée dans les environs de la vallée sacrée. Ils ont e plus l'avantage d'etre assez facilement accessibles en combinant transports en commun et randonnée.

Le premier d'entre eux que nous visiterons sont les impressionnantes terrasses de Moray. Ce site reculé est tout aussi spectaculaire que surprenant (ceci sera également valable pour les salinas !). Si la pureté géométrique des lieux frappe au premier abord, leur histoire est tout simplement passionante.

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Les terrasses de Moray

Des canalisations pour {eviter l'{erosion due aux pluies

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Ces terrasses circulaires et concentriques recréent différents micro-climats, propres a supporter des cultures qui autrement ne pousseraient pas dans la vallée. Les explications sur leur réelle utilisation varient mais l'une des hypotheses nous parait plus sérieuse et plus intéressante : le site aurait été utilisé pour la culture de la Coca (dont des traces de pollen ont été retrouvées sur place) qui au temps des Incas était réservée a la haute société (les espagnols l'ont distribué au peuple pour "l'acheter").

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Les superbes courbes des lieux.

Les escaliers intégrés au mur, toujours pour éviter l'érosion que feraient des escaliers "creusés".

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Le fait est que la coca ne pousse normalement qu'a des altitudes comprises entre 1000 et 2000 metres, sur les contreforts orientaux des andes, et que nous sommes ici a plus de 3000. L'exposition au soleil et le relatif abri au vent généré par ces terrasses aurait permis de recréer le climat favorable a cette culture, autant dire une prouesse pour l'agriculture !

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Non loin de la se trouvent les Salinas de Maras, autre site remarquable d'ingéniosité. Détournant le cours d'eau d'une source chaude tres salée, les Incas ont, par un fantatstique systeme de canalisations, formé des milliers de bassins dans le but de récolter le sel. Le site est encore en activité aujourd'hui, utilisant les memes techniques qu'a l'époque.

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Des milliers de bassins, remplis par un seul petit cours d'eau !

Au milieu d'un dédale de sel !

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Au premier plan un petit canal, bordé de sel !

Des bassins jusqu'au bas de la vallée !

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La visite des lieux est spectaculaire. Ces milliers de bassins blanchis par le sel renvoient un dégradé superbe de tons marrons, beiges et blancs, fonction du degré d'assechement des eaux et de la concentration en sel. Tout comme les terrasses le beau se joint a l'utile. La visite est libre et déambuler au milieu de ces bassins permet d'apprécier les nombreux canaux, de toutes les tailles, amenant l'eau de la source jusqu'aux bassins. Un travail titanesque encore en état de marche aujourd'hui !

N'ayant pas grand chose de plus a voir dans les environs d'Urubamba, nous repartirons demain pour Cusco, afin d'y passer quelques jours et de visiter la ville pleinement.

A bientöt, bises a tous.


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Publié à 22:13, le 5/06/2009, Urubamba
Mots clefs : urubamba


Le Machu Picchu

Hola todos !

Il est certaines étapes d'un voyage que l'on qualifie "d'incontournables". Sans nul doute le Machu Picchu est de celles-ci. Considérée - ils le mettent assez en avant ici ! - comme l'une des "nouvelles" 7 merveilles du monde, la belle cité Inca perdue entre les sommets des andes et la forêt tropicale dégage une majesté et un mystère intacts malgré une forte affluence touristique.

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La cité dans son cadre exceptionnel

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Voici donc venu ce jour tant attendu. Le Machu Picchu était un rêve d'enfant comme l'étaient les pyramides d'Egypte (celle de Khéops étant pour rappel la seule surivante des 7 "vraies" merveilles du monde) et c'est donc avec impatience que nous attendions le départ du bus vers 5h30. La nuit qui vient de s'écouler a été exécrable en tous points, entre l'excitation et l'absence de bouchons (pour entendre le réveil pardi !) nous ne dormirons (mal) en tout et pour tout que quelques heures. Déjà si tôt la queue pour prendre le bus est énorme, et ce sont bien 500 personnes qui attendent la première salve de véhicules qui nous fera gravir jusqu'à la citadelle.

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Les terrasses abruptes du versant ouest. Tout au fond la voie de chemin de fer que nous avons suivie !

Belles terrasses courbes au sud du complexe

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Le temps ne jouant pas le jeu, c'est un jour parfaitement dégagé qui s'offre à nous, pas un nuage à l'horizon; le Machu Picchu ne se sera pas paré pour nous de son manteau de nuages. Qu'à cela ne tienne !

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Une vue classique, mais tellement fantastique !

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Dès l'entrée sur le site le spectacle est grandiose : depuis la "Hutte du Gardien", en surplomb du reste des ruines, c'est toute la cité que nous dominons, de cette célébrissime vue plaçant en arrière plan de la cité le pic érigé du Huayna Picchu (qui signifie "jeune sommet", opposé au Machu Picchu, de l'autre côté et qui a donné son nom au site, "vieux sommet"). A peine arrivés que nous rentons déjà dans la contemplation de cet endroit magique...

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Le versant est.

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Toujours les terrasses du versant est.

Le temple aux trois fenêtres et ses blocs taillés.

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Prenant le parti de ne pas monter au sommet du Huayna Picchu, nous pourrons profiter des ruines relativement tranquillement (la plupart des visiteurs matinaux se ruent sur cette ascension, limitée à 400 personnes par jour). Le premier constat est simple : le site est plutôt étendu. il est divisé en deux parties par une série de places centrales. Sur le versant ouest se trouvent des bâtiments plutôt religieux, sur le versant est des bâtiments mons élaborés, aux fonctions surement plus simples (entrepòts, ateliers...).

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Les gigantesques blocs du Temple Principal (celui en bas à gauche est immense !)

Le quartier est, qui serait "résidentiel". Derrière pointe le Putucusi.

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Ne vous attendez point à une longue leçon d'histoire sur le site et sa fonction, ni même sur la vie ici. A l'heure actuelle le mystère est quasi complet et les historiens s'en remètent à des hypothèses concernant les lieux. Nous entendrons même deux guides proposer deux versions totalement différentes d'un même bâtiment (maisons de femmes élues ou quartier industriel !).

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Des constructions perchées sur la roche.

La place principale.

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Nous passerons un long moment à se perdre dans les ruines, épatés par la taille du site et l'ingéniosité des ses constructeurs : système d'irrigation (qui fonctionne encore) et autres terrasses en témoignent. Les assemblages de pierre des sites religieux sont stupéfiants : des blocs énormes, probablement issus d'une carrière visible au milieu du site, taillés de multiples faces et encastrés à la perfection nous laissent perplexes. De l'autre côté, les batiments se font plus simple, assemblages de petites pierres tenues par du mortier.

Impressionant, l'Intihuatana, énorme bloc taillé sur place dans la roche, servait d'outil à l'étude des astres. Ses quatre angles se situent aux points cadrinaux. Accident incroyable (et grotesque !), l'un de ses angles a été détruit par la chute d'une grue lors du tournage d'une pub pour la bière Cusqueña !

Vers 9 h 30 néanmoins le site commence à se remplir de voyageurs venus en tours organisés et l'endroit perd un peu de sa magie, envahi qu'il est pas des touristes bien souvent venus ici comme on irait voir Mickey à Disneyland.

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Un entrepôt restauré, avec son toit de chaume.

"L'intihuatana", ou "point d'ancrage du soleil".

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Mais la majesté du Machu Picchu s'apprécie au final comme un tableau. Ce qui est le plus frappant n'est pas le site en lui même, architecture Inca certes impressionante mais dont de nomreux vestiges subsistent dans la région, mais sa situation. Tout autour les sommets découpés des Andes se déploient, enneigés au loin; la forêt tropicale et les cours d'eaux abondent; et le site même semble appartenir à cette nature qui l'entoure.

C'est au final avec un peu de recul que l'on apprécie au mieux l'endroit. Du recul j'en prendrais le jour suivant, attaquant le lundi matin l'ascension du Putucusi, superbe montagne (ressemblant plus ou moins à une gigantesque motte de beurre) faisant face au versant est du Machu Picchu. Emilie ne m'accompagnera pas, peu emballée par cette grimpette que l'on nous annonce difficile. Bien lui en a pris car ce sont près de 1700 marches et échelons qui m'attendaient (oui, j'ai compté en descendant... 1677, mais à ce niveau là je dois composer avec une marcge d'erreur surement assez importante !) de pied ferme.

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Le début de l'escalier qui mène au sommet du Putucusi.

Le Machu Picchu vu du Putucusi, dominé par les sommets enneigés.

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Quelques échelles sur le chemin du sommet. Ceci expliquerait-il la faible affluence sur les lieux ?

Aguas Calientes.

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La montée est superbe et la vue du sommet ne l'est pas moins. L'endroit est désert (il faut dire que j'ai commencé à monter à 7 h 45) et permet enfin de se retrouver "seul à seul" avec la magie des lieux. Deux heures passés à admirer la cité changer au gré des mouvements du soleil, à chercher (et à trouver !) du regard dans les montagnes environnantes quelques ruines perdues, à admirer simplement l'harmonie qui règne entre cette cité et la nature qui la protège.

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La cité sous l'angle du Putucusi, moins connu !

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On pourrait parler des lieux des heures durant, souligner les constructions encastrées dans les roches saillantes de la montagne, comme en "fusion"; détailler les temples, les chemins, las bassins, les jardins, mais tout ceci serait un peu long et laborieux. Reste simplement cette impression d'avoir effectivement vu l'un de ces endroits de la planète "pas comme les autres"...

Demain nous reprendrons notre marche sur les rails, laissant derrière nous cette cité, ses nuages (parfois) et ses montagnes pour découvrir d'autres merveilles (et il y en a!) laissées dans la région par les Incas.

Bises à tous, à bientôt.

En bonus une petite photo de nous sur place, quand même !

Merci à l'anonyme qui, pour une fois, a pris une belle photo !


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Publié à 08:33, le 1/06/2009,
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Ollantaytambo et le chemin à Aguas Calientes

Hola todos !

Nous y voici donc au pays des Incas ! Après un bref passage à Cuzco c'est à Ollantaytambo, petit village plutôt tranquille, que nous prendrons notre premier vrai contact avec cette civilisation et leur impressionante architecture... Petit tour d'horizon de ce village de la vallée sacrée et du chemin qui nous aura mené au pied du Machu Picchu (c'est pour demain !).

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2000 habitants, perdue au fond d'une vallée on ne peut plus encaissée (de moins le croyait on avant d'arriver à Aguas calientes...), Ollantaytambo aurait pu rester un petit village des plus paisibles ad vitam eternam. Ce n'est pas que l'affluence y soit démentielle, mais gare d'importance à mi-chemin entre Cuzco et le Machu Picchu, cela attire tout de mème quelques touristes.

Et pour cause, si la ville en elle même est superbe (elle représente le patrimoine urbain Inca le mieux préservée), l'impressionante citadelle qui se dresse au-dessus à déjà de quoi faire rêver... Historiquement il s'agit de l'une des dernières retraites du dernier empereur Inca face à l'invasion espagnole (l'avant-dernière pour être exact avant Vilcabamba perdue dans la jungle).

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La ville, la vallée et la forteresse, au sommet des terrasses.

Terrasses et forteresse, inachevée au sommet du fait de l'invasion espagnole.

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Nous profiterons de la tranquilité des lieux quelques jours, le temps de visiter les ruines et de préparer notre excusrion jusqu'a Aguas Calientes. Le site de la forteresse ne se visite, comme de nombreux autres de la vallée sacrée, qu'à l'aide du Boleto turistico, qui ouvre les portes d'une douzaine de sites pour 10 jours. Face à son prix et à sa validité limitée (nous allons probablement passer plus de 10 jours dans les environs tant ils regorgent de sites d'intérêt !) nous avons préférer nous abstenir, d'autant que certains sites compris dans le billet ne nous intéressent point !

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Les entrepôts perchés.

Au premier plan des silos à grain, toujours dominant la ville.

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Nous irons donc visiter les ruines d'accès libre situées face à la forteresse, d'anciens entrepôts situés sur des a-pics vertigineux, et offrant qui plus est une vue incroyable sur la vallée, la ville, et la forteresse elle-mème. Le site laisse rêveur sur ce qui nous attend ensuite...

Par chance se tiendra durant notre séjour un concours de tissage sur la place du village, évènement assez peu touristique, qui nous permettra d'admirer non seulement les méthodes de filage et de tissage mais aussi les superbes costumes traditionnels des habitants de la région.

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Femmes ert hommes au filage de la laine...

Et au filage !

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Le tout au milieu des felurs sur la place du village !

Les filles en costume local. Celle de droite porte... sa soeur dans le dos !

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La suite, c'est ce voyage jusqu'à Aguas Calientes, petit village niché en contrebas du Machu Picchu. Nous l'avons évoqué, le voyage en train est fort coûteux et il existe une solution alternative désormais très utilisée : il s'agit de rejoindre en transports en commun les petits villages de Santa Maria puis Santa Teresa, puis de là la station hydroélectrique qui constitue le terminus e la voie ferrée reliant Cuzco à Aguas Calientes (la ligne allait avant jusqu'à Quillabamba dans la jungle mais un tremblement de terre l'a coupée). D'ici, il ne reste "que" 8 km à parcourir à pied le long de la voie ferrée (les moins aventureux peuvent prendre le train moyennant environ 30 soles par personne, soit pour nous 2 nuits à l'auberge !).

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Si le voyage semble aisé sur le papier, la réalité est quelque peu différente. La route reliant Santa Maria à Santa Teresa ferait par endroit passer la "route la plus périlleuse du monde" bolivienne pour l'autoroute du soleil, et la vue panoramique superbe sur le rio Urubamba s'écoulant quelques 500 mètres en contrebas échappera à l'appareil photo de votre serviteur, trop occupé qu'il était à élaborer des plans pour sortir d'un véhicule en chute libre et transformer son sur-sac en toile de parachute...

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Nous sommes derrière ! Tout en haut apparaissent quelques murs...

Une petite marche qui prend parfois des allures d'Indiana Jones !

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La marche qui s'ensuit ne présente pas de difficultés si ce n'est que marcher sur des pierres 8 km durant n'est pas des plus agréable (la seule autre option consistant à marcher sur les traverses de la voie ferrée, inégalement réparties, un bonheur). Nous arriverons au village au crépuscule, fatigués mais bien contents car ce bout de marche traverse des décors somptueux. Contournant la montagne sur laquelle est dressée la citadelle du Machu Picchu, il nous permet de voir l"envers du décor", la face cachée du Machu Picchu, qui se révèle une falaise gigantesque de plus de 1000 m (chose courante dans la région vous dirais-je...).

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Evitons tout de même de rester au milieu des voies...

Aguas Calientes au petit matin. Quand je vous disais que c'était encaissé !

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C'est donc demain dimanche que nous monterons jusqu'au Machu Picchu, réveil programmé à 4h30 pour prendre le 1er bus et voir la forêt de nuages dévoiler la citadelle, spectacle parait-il magique (aux dires de Xavier et Madeleine).

A bientôt, bises à tous !

 


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Publié à 10:09, le 30/05/2009,
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Lac Tititcaca - Islas Flotantes et Isla Taquile

Hola todos !

Nous y voici donc. Après un peu plus de 7 mois de périple et quelques milliers de kilomètres, nos pieds foulent enfin le territoire Péruvien. Terre mythique où l'essor du tourisme ne doit rien au hasard, le Pérou a énormément à offrir au voyageur en quête de découvertes, tant sur un plan historique que naturel. Aujourd'hui après avoir visité les rives péruviennes du lac Titicaca nous voici à Cuzco, célèbre dans le monde entier, et les jours qui arrivent nous verront réaliser un rêve d'enfant lorsque nous irons admirer la cité perdue des Incas, le Machu Picchu. Rien de moins !

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Première bonne surprise sur le territoire péruvien, les gens sont infiniment plus acceuillants qu'en Bolivie où les habitants se montraient bien souvent fort peu bavards. Ici c'est avec le sourire que les gens nous abordent et échangent avec nous de longs moments. La forte affluence touristique des lieux n'y est certainement pas étrangère.

La partie péruvienne du Titicaca est principalement connue grâce aux Islas Uros, ou Iles Flottantes. Si aujourd'hui la culture des indiens Uros est perdue (par suite de mélanges avec les Aymara et de l'influence croissante du tourisme) la visite de ces îles reste un témoignage unique d'une civilisation passé exceptionnelle. Pour échapper aux Kollas (peuple guerrier Aymara de l'époque pré-Inca) ce peuple s'est réfugié sur le Titicaca sur des îles montées de toutes pièces, le sol étant formé de racines et de roseau (totora). D'une épaisseur d'environ 3 m, ces îles folltent dans des eaux de 20 m de profondeur.

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Une des îles Uros, très photogéniques !

Les bateux "typiques", en roseau Totora

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La première impression est frappante car les îles présentent une superficie très étendue, loin des petits îlots auquels nous nous attendions. Si la partie toursitique est une pure mise en scène cette découverte reste intéressante, à faire à notre avis comme l'on visiterait un musée. Au premier contact, c'est la surprise. Le sol est mou, le pied s'enfonce quelque peu car sous la première couche de totoras frais se cachent des roseaux plus anciens en décomposition. L'île doit constamment être recouverte de totora frais pour exister !

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Au loin une île immense

Un bateau pour touristes, néanmoins superbe !

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Aujourd'hui les Uros vivent exclusivement du tourisme et leurs embarcartions en totora sont réservées à cette fin. Pour leurs déplacements les indiens ont adopté les barques en bois qui ont l'avantage de ne pas pourrir tous les 6 mois ! Nous ne resterons qu'une vingtaine de minutes sur ces îles, temps suffisant à notre avis pour apercevoir ce qu'a été cette civilisation et pour s'apercevoir qu'elle est belle et bien morte des fautes de la commercialisation et du toursime !

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Quelques maisons en totora et... des vendeuses de souvenirs !

L'école

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3 heures plus tard nous atteindrons l'Isla taquile. Elle aussi est connue dans le monde entier pour sa fantastique trradition de tissage. Certains d'entre vous on surement déjà vu un reportage sur cette île où les hommes passent leur temps à tisser leur bonnet dont les couleurs sont chargées de signification. Bonnet rouge pour les hommes mariés, rouge et blanc pour les célibataires.

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Les hommes nous menant chez notre hôte, tous en costume traditionnel.

Emilie et Naïara (l'une des basques) en conversation avec les petites filles de l'île dans leurs superbes costumes.

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Le lieu est très touristique mais à l'instar de l'Isla del Sol les touristes privilégient un tour organisé, ne leur laissant que... 2 heures sur l'île entre 12 h et 14 h pour 7 heures de bateau dans la journée ! Nous choisirons de dormir sur place, nous laissant presque seuls avec les gens du coin, ravis d'acceuillir des touristes indépendants (qui représentent pour eux une meilleur manne financière que les tours organisés !). La nuit passée dans une famille se révelera riche en enseignements. Nous n'aurons de cesse d'admirer les tissages superbes du coin (les plus beaux que nous ayions vu jusqu'ici, et dont nous nous sommes offerts quelques exemplaires !) et cette tradition qui, contrairement aux Islas Uros, ne se perd pas. Nous verrons nombre de jeunes rentrer de l'école en costume traditionnel, certains déjà affublés de leur bonnet ! C'est qu'ici les hommes apprennent à tisser dès l'âge de 6 ans environ et sont aptes à faire leur propre bonnet vers 9 ou 10 ans !

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Un sac à Coca (l'un des cadeaux que l'on s'est faits !) superbement tissé.

Une belle plage à la pointe de l'île.

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Les femmes ne sont pas en reste : elles tissent pour leurs maris sacs à coca et superbes ceintures. Plus qu'un simple atour, ces ceintures maintiennent le dos des hommes qui transportent absolument tout (nous en croiserons un monter les 561 marches menant du port à la ville avec 2 bouteilles de gaz sur le dos !!). Car ici, contrairement à l'Isla Del Sol, pas de mules. Et ce pour une bonne raison, l'île n'offrant pas assez de paturages pour les nourrir !

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Instant tissage sur la place de taquile

Le gigantesque escalier de Taquile (suivez les silhouettes, de toute façon il a en haut !)

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La visite des lieux nous offrira l'occasion d'une jolie ballade accompagnés par des compatriotes de la "prima" Béa et voisins de la "prima" Virginie, 2 couples de basques de Bilbao forts sympathiques. Etant médecins leur curiosité les poussera à aller visiter le centre de soins de l'île, où nous nous rendrons avec eux. Une visite fort intéressante où nous apprendrons beaucoup sur les moeurs des habitants de Taquile.

Si le décor est un peu moins frappant que sur l'Isla Del Sol (la crodillera Real Bolivienne est très lointaine, l'île moins vallonée, plus petite et les criques moins fréquentes) il n'en reste pas moins que la rencontre culturelle est vraiment superbe. Cela vaut vraiment la peine de rester au moins la nuit pour découvrir la "vraie" vie des iliens, lorsqu'après 14 heures et l'agitation touristique les affaires courantes reprennent (conseil à ceux qui iraient un jour voyager au Pérou, sait-on jamais...).

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Un beau panorama en chemin.

Un superbe lever de soleil à... 5 h 20 !!!

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Revenus à Puno (le port péruvien d'où partnt les bateaux pour Taquile) nous prenons un bus pour Cuzco rapidement. L'objectif est clair : visiter les ruines de Machu Picchu avant la très haute saison touristique commençant en juin. Nous prendrons ensuite le temps de visiter la vallée sacrée qui regorge de sites peu connus et pourtant fabuleux (les semaines à venir devraient être intéressantes, ne résiliez pas votre abonnement !). Ces quelques jours à Cuzco ont été l'occasion de recroiser, bonne surprise, Xavier et Madeleine, aujourd'hui repartis en direction de l'Equateur. Nul doute que nous repasserons dans cette superbe ville ultérieurement car elle semble avoir énormément à offrir !

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Demain nous partons pour Ollantaytambo d'où nous nous organiserons pour rejoindre Machu Picchu en évitant le fort coûteux train (seul moyen de rejoindre Aguas Calientes au pied des ruines). Un petit chemin détourné comprenant un bout de marche, aujourd'hui fortement fréquenté par les voyageurs à petit budget, permet en effet d'échapper ces frais faramineux !

D'ici là bises à tous, à bientôt.


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Publié à 09:15, le 25/05/2009, Cuzco
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Le Lac Titicaca - L'Isla Del Sol

Hola todos !

C'est donc du Pérou que vous arrive ce nouvel article, nous avons passé la frontière aujourd'hui même après un superbe finish sur notre séjour Bolivien...

Le Lac Titicaca. Son nom fait rire les plus petit (j'en étais) et rêver les plus grand (rire certains aussi que je ne citerai pas). Si notre court séjour à Copacabana a été sans intérêt (ville touristique par excellence sur les rives du lac), les quelques jours que nous aurons passé sur l'Isla Del Sol seront tout autres !

Il faut quand même l'avouer, nous avons d'abord été un peu effrayés par le nombre d'agences proposant de se rendre sur l'île et par le nombre de touristes présents avec nous sur le bateau ! La paisible Isla Del Sol souffrirait-elle d'un trop grand afflux de touristes ? A en juger par le nombre d'auberges et de restaurants jonchant les rues du petit village de Yumani, la réponse tendrait à l'affirmative... Et pourtant !

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En approche, l'île se dessine sur les eaux bleues du lac.

La vue de l'auberge côté sud-ouest, sur la superbe crique de Japapi

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Arrivés sur la crête nous trouvons une petite auberge très sympathique et étrangement désertée par les touristes, qui préfèrent s'entasser à quelques pas de là dans une ignoble batisse, la seule de l'île à décrocher la "Palme de la Côte Espagnole" (pardon Béa !!). La vue est tout bonnement splendide, avec du côté nord-est les sommets enneigés de l'Illampu et de l'Ancohuma (toujours eux, les mêmes qu'à Sorata !) surplombant le lac, et du côté sud-ouest les eaux calmes du lac et le soleil couchant !

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La vue nord-ouest au soleil couchant, l'Illampu et l'Ancohmua encore !

La Bahia Kona

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Et la magie de cette île est remarquable : durant la journée, aucun touriste en vue ! Nous ne savons toujours pas où ils ont bien pu passer même si nos doutes penchent du côté des excursions en bateau... Du coup, nous voilà partis explorer l'île à pied sur de superbes sentiers pavés Incas sans croiser un seul touriste, profitant d'un calme et de vues incroyables en toute tranquilité !

Le côté magique de l'île tient aussi au fait qu'ici aucune route n'existe, et à plus forte raison aucun véhicule à moteur ! Nous croiserons de nombreux habitants accompagnés de leurs mules chargées... comme des mules, surveillants leurs moutons ou travaillant dans les superbes cultures en terrasse Inca toujours utilisée aujourd'hui ! Cette randonnée quelque peu éprouvante (une petite vingtaine de kilomètres aller retour en montagnes russes à 4000 m d'altitude !) restera un souvenir impérissable, un voyage dans le temps et dans un environnement superbe !

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Le chemin Inca qui suit la crête

La bahia Kéa qui abrite le village de Challa. Au loin la cordillière.

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Nous repartirons le lendemain vers des sentiers encore plus isolés rejoindre quelques plages oubliées, étonnés encore une fois de se retrouver si seuls sur cet îlot éminemment touristique !

Pour la partie histoire, l'Isla Del Sol renferme quelques vestiges Incas, mais est surtout un très haut lieu de leur religion. C'est en effet sur cette île que serait né le soleil (d'où son nom...). Plus exactement il serait né sur un rocher ressemblant vaguement à un Puma, nommé en Aymara... Titi Kar'kha (le rocher du puma), d'où le nom actuel du lac.

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Les ruines de Chincani qui surplombent une superbe plage, au nord de l'île.

La pointe sud de l'île. Derrière, le continent.

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Quoiqu'il en soit ces quelques jours sur cete île resteront un très bon moment et termineront superbement notre séjour Bolivien. C'est le premier pays que nous quittons où nous ne repasserons pas, puisqu'aujourd'hui au Pérou notre route repassera par le Chili et l'Argentine. Nos toutes première impressions péruviennes sont très bonnes, on nous a même remis à la fronière un petit prospectus (en couleur SVP, on est plus en Bolivie) nous expliquant comment lutter contre la grippe porcine (à savoir en évitant d'envoyer ses postillons sur les autres lorsque l'on éternue...).

Voilà, Bises à tous, à bientôt.

Le Sosie du Jour

Sur le bateau nous emmnant sur l'Isla Del Sol, quelle ne fut pas notre surprise de voir... Sylvain, mon propre frère ! Nul doute qu'il a profité du week-end pour partir incognito en Bolivie ! Mais on t'a démasqué ! Bon d'accord, il est un peu plus maigre... Lequel ? A vous de voir.

Alors, lequel est le plus maigre ?

 


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Publié à 11:53, le 19/05/2009, Puno
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Les géants de Bolivie... AVEC photos !

Hola todos !

Que de chemin parcouru depuis Coroico ! Les mises a jour se font rares pour de multiples raisons ces temps-ci : prix des connexions un peu élevés (connexions satellites oblige...), excellents moments passés avec nos amis toulousains et visite de contrées quelque peu isolées ! Et ce n'est pas encore cette fois-ci que vous aurez droit a (désolé pour le manque d'accents mais cet ordinateur est capricieux !) une mis a jour complete, car ici impossible de télécharger la moindre photo ! Je vous invite a vous rendre sur le blog de nos amis, nul doute que vous en trouverez la bas quelques unes de Sajama : amsuda5.blogspot.com. Et au prochain article nous ferons un petit flashback photographique !

Nous avons donc quitté encore une fois La Paz et son athmosphere unique (au final plutot déplaisante !) direction le petit village isolé de Sajama, pres de la frontiere chilienne au sud ouest de La Paz. Maudissez-nous de ne pas vous fournir les photos car c'est (encore et toujours) un endroit absolument merveilleux. Nous avons parfois du mal a comprendre aue la nature puisse a chaque fois nous emerveiller et nous surprendre autant a chaque découverte !

Et pour cause, niché entre le volcan Sajama (6542 m, le plus haut sommet de Bolivie) et Los Payachatas (jumeaux en Aymara), les volcans Parinacota et Pomerata (6342 et 6282 metres), ce petit coin isolé propose aux touristes aventureux un cadre enchanteur. Je ne me lancerai pas dans de longues descriptions, attendez les photos ! De plus on trouve aux alentours du village sources chaudes incroyables (on en a fait quelques unes mais la, vraiment, le cadre était des plus spectaculaires !) et des geysers non moins superbes.

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Le voilà le majestueux Sajama reflété dans les euax de la laguna Huyana Kota

Et les Payachatas, sublimes !

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Bref, Sajama, c'est d'un part cette nature superbe mais tres dure (a 4250 m d'altitude, il gele toutes les nuits ici), mais cette visite aura aussi été l'occasion d'un grand moment d'échange comme on les recherche dans de tels voyages...

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Les eaux thermales, quand on vous dit qu'elles sont agréables !!

L'un des nombreux geysers aux eaux cristallines.

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Voyant s'entrainer le terrain de foot du village un groupe de jeunes je me suis bien entendu approché par curiosité. Tres vite, Jimmy, le prof de sport du college, m'a proposé de prendre un entrainement en main quand je lui ai appris que j'étais moi aussi entraineur en france. Rendez vous pris pour le lendemain matin a 9 heures. Un moment magique. Pouvoir offrir aux jeunes du village quelques connaissances mais surtout un moment de reve (ce n'est pas tous les jours qu'ils s'entrainenet avec un "tecnico Frances" comme ils m'ont vite appelé) a été vraiment tres fort, a en faire oublier le cadre enchanteur autour du terrain ! Tous ont été ravis et je resterais en contact avec Jimmy pourt pouvoir, a distance, l'aider au mieux dans la formations de ces jeunes joueurs si motivés ! L'objectif ? Gagner le tournoi inter-colleges d'octobre !

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Avec les jeunes après la séance... dominée par les volcans !!

Pour le plaisir...

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Mais toute bonne chose a une fin, et il nous a fallu quitter Sajama et par la meme occasion nos amis. Eric, Manue, Tifaine, Lucile et Aurélien auront sans aucun doute été la plus forte rencontre de ce voyage, nous aurons vécu avec eux et grace a eux des moments exceptionnels dans des endroits ou nous n'aurions jamais pu aller sans leur "camionetta" ! Un grand merci á eux donc, et on ne manquera bien entendu pas l'occasion de se recroiser "chez nous" ! Au passage un merci aussi aux parents d'Eric pour leur message sur notre blog, ca a été une tres bonne surprise qui nous a beaucoup touchés !

Nous avons donc continué la route seuls, direction Sorata cette fois-ci, apres une nouvelle escale a La Paz (la derniere !), l'occasion de prendre une belle photo (prochain episode !) de la ville dominée par un autre géant : l'Illimani (6439 m). Sorata est elle aussi dominée par des géants : l'Illampu et l'Ancohuma (6362 et 6427 m respectivement). Cette charmante petite ville des Yungas, a environ 2700 metres d'altitude, aura été l'occasion de retrouver nos fameuses petites mouches si pénibles (marigui visiblement, et non marihuiti). Mais aussi l'occasion d'une belle randonnée d'ou nous aurons une superbe vue sur Sorata et les sommets enneigés derriere.

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La Paz dominée par l'Illimani

Sorata dominée par l'Illampu et l'Ancohuma

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Nous resterons quelques jous dans la chaleur des Yungas avant de la quitter, cette fois-ci pour l'une de nos dernieres étapes boliviennes : Copacabana, sur les rives du mythique lac Titicaca. Tout cela sera pour le prochain article, probablement écrit du Pérou !

Bises á tous.


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Publié à 05:41, le 15/05/2009,
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La Paz - Coroico

Hola todos !

Vous l'aurez remarqué, les mises à jour du blog se font de plus en plus sporadiques... Pas d'inquiétude ! Comme nous l'a rappelé Eric : Pas de nouvelle, bonne nouvelle ! Dicton plus que jamais vérifié, nous avons simplement passé du très bon temps avec nos amis toulousains (et nous allons continuer encore un peu !) et la perspective de passer 2 heures dans un cyber à mettre le blog à jour était moins réjouissante que celle de passer un moment sympa autour d'une bière sur la terrasse de notre petite cabaña (quand vous verrez la terrasse vous comprendrez aisément !!). Suite de nos aventures donc, de la capitale aux Yungas.

Nous avions tout lu et tout entendu sur La Paz avant mème d'y mettre un pied : tentaculaire, suffocante, étrange, bondée, mais aussi unique, superbe ou animée... Avec le recul, force est de constater qu'il y a un peu de tout ça ! Tout d'abord le cadre : La Paz c'est une ville gigantesque implantée au fond d'une vallée superbe et dominée par les 3 majestueux pics enneigés de l'Illimani (6432 m d'altitude !). Si le centre est à 3600 m environ, la périphérie qui grimpe sur 3 des bords du canyon s'élève à plus de 4000 m. Sensation étrange que de voir en toile de fond un amas de maison de briques monter presque jusqu'au ciel de tous còtés ! Et que dire du spectacle de la nuit, lorsque l'horizon paré des lumières citadines semble luire de milliers d'étoiles qui auraient chuté au loin...

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La Paz, l'Illimani en fond.La Paz de nuit, les lumières de la ville couvrant l'horizon. Spectacle surprenant et magnifique.
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Mais La Paz, c'est aussi la capitale de Bolivie, le siège du pouvoir éxécutif. Si les alentours de la Plaza Murillo recèlent de bâtiments coloniaux superbes (le palais présidentiel et la cathédrale entre autres) le reste de la ville est moins engageant : gratte-ciels et rues engorgées d'un traffic affolant, semblant ne répondre ni aux lois du code de la route (existe-t-il seulement quelque chose du genre ici ?) ni aux lois de la gravité (des minibus hors d'âge chargés de 18 personnes qui gravisssent des côtes incroyables !). Ici le piéton apprend vite quelques règles de bases. Tout d'abord si tu veux traverser, fais vite et bien. Et si tu veux monter dans l'une de ces petites rues qui grimpent, choisis en une où le traffic est descendant, ça évite les bus à fond de première qui recrachent leur fumée noire dans l'air ambiant à l'oxygène déjà rare...

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La Paz c'est aussi ça... Circulation chaotique et rues bondées !La belle Plaza Murillo, avec ici le congrès.
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A part ça la ville renferme d'intéressant musées parmi lesquel le superbe musée ethnologique qui abrite une collection de tissages surprenante (plus de 160 pièces) s'étalant de 1000 ans avant J.C. à nos jours. Egalement un musée d'instruments de musique sympathique. L'endroit est aussi l'occasion de céder enfin à nos envie d'achats : tissus, habits et autres cadeaux abondent ici à des prix (pour peu que l'on fasse l'effort de chercher un peu) très intéressants. Le résultat ? Un colis de 10 kg en route vers la France !

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Une vitrine qui fait baver... Des dizaines et des dizaines de Charangos !Et de quoi faire rêver Emilie : des tissages d'une finesse incroyable au sein de la collection du musée ethnographique.
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Nous avons aussi retrouvé ici nos amis toulousains (est-il utile de continuer à les présenter ?) pour ce qui sera notre dernière rencontre sur ce continent : eux repartent vers le sud et rentrent en France le 11 juin !

Et nous ne nous sommes pas vraiment retrouvés par hasard. Il existe entre La Paz et Coroico une route qui enflamme l'imagination... Connue sous le sobriquet de "route le plus dangereuse du monde" elle est aujourd'hui accessible en VTT pour un descente interminable de 64 km pour 3600 mètres de dénivelé.  Emilie n'étant pas tentée ar l'aventure, c'est avec Eric que nous nous élancerons sur ce chemin aux à-pics vertigineux (600 m à la verticale par endroits !) tandis que Manue et Emilie amèneront le camion et les enfants à Coroico par la nouvelle route (goudronnée et large, tout l0inverse de l'ancienne !).

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La voilà cette route la plus dangereuse du monde... Joli cadre quand même, non ?Bon, effectivement là, pas question de tomber... Plus de 600 mètres en dessous !
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Le spectacle est vraiment chouette, la route traverse des endroits superbes et la rocaille et la neige du sommet (4800 m environ) cèdent petit à petit la place aux forêts tropicales des Yungas. Au final la route en soi n'est pas si dangereuse que ça. Si toute sortie de piste serait bien entendue fatale la pente est plutôt douce et le revêtement très bon (de la terre bien tassée), sans parler des vélos tout suspendus aux pneus de 2.5 pouces qui collent littérallement à la route ! Nous regretterons que la sortie soit un peu trop encadrée (mais bon...) et par moments un peu lente. Il faut dire que beaucoup dans le groupe ne sont pas cyclistes pour un sou. Nous aurons tout de même pu accélérer la cadence sur la fin. A noter qu'Eric et moi avons été les seuls courageux à affronter la portion de 8 km de montée sur nos vélos là où tous les autres ont rallié le bus ! Manque d'air assuré en côte à 4000 m...

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La superbe végétation des Yungas au long de la descente.Et voici l'objectif, la ville de Coroico perchée dans sa verdure.- - - - - - - -

C'est donc à Coroico que nous arriverons. La ville est superbe, perchée sur une montagne en surplomb d'une vallée au milieu du décor tropical des Yungas. Nous trouverons une cabaña à partager avec une vue incroyable, qui justifierait presque à elle seule les 5 jours que nous y sommes restés ! A peine la terrasse se termine-t-elle que la forêt semble reprendre ses droits : bananiers, fleurs de toutes les couleurs, végétation on ne peut plus luxuriante, oiseaux mutlicolores, le tout encadré de montagnes avec en toile de fond le sommet enneigé du Huayna Potosi (environ 6400 m) au loin. Chaque matin la brume s'élevant de la vallée donne à ce panorama une touche féérique, les nuages s'insinuant dans chaque recoin, comme un gigantesque fleuve de coton coulant paisiblement vers l'horizon.

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La vue de la terrasse au petit matin, quand la vallée se pare de brume.Les fleurs du jardin.
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Quelques jours de détente forts agrábles entre amis en somme. Quelques boeufs andins à notre actif (Eric s'étant offert une Queña, bien entendu). Nous profiterons d'une journée particulièrement ensoleillée our partir marcher dans les environs, découvrant de superbes panoramas, traversant les cultures en terrasse de coca et apercevant celles de café au loin. Bref, un petit coin de paradis... ou presque. Ce séjour sera aussi l'occasion de faire connaissance avec un insecte trop peu connu : le marihuiti (orthographe non garantie). Cette espèce de minuscule mouche orangée doit avoir un but précis dans la vie : faire passer les moustiques pour des enfants de choeur ! Si leur piqûre n'est pas douloureuse et ne démange pas trop (quoique...), en revanche 5 petites minutes leur sufiisent pour vous infliger une centaine de piqûres ! Aujourd'hui nous avons les jambes et les bras parsemés de petits boutons rouges !

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Le panorama au long de notre randonnée.Juste un joli point de vue !
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Nous avons fini par quitter Coroico pour revenir à La Paz en compagnie, toujours, d'Eric et Manue. Nous passerons la nuit ici avant de partir en direction du Parc National de Sajama, vers la frontière chilienne. Nous avions renoncé à le visiter du fait de son accès relativement ardu mais Eric et Manue s'y rendant ils nous ont proposé (une fois n'est pas coutume) de nous y emmener. Un peu de rab ensemble donc avant de se quitter pour de bon cette fois-ci !

De Sajama nous repasserons à La Paz (difficlile de faire autrement dans cette région de Bolivie) avant de suivre nos aventures. Prochaine mise à jour ici-mème donc, dans une petite semiane a priori.

Bises à tous, à bientôt.
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Publié à 11:17, le 6/05/2009, La Paz
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Une semaine à Sucre

Hola todos !

Voici donc une semaine que nous sommes à Sucre, dont nous repartons en fin d'après-midi en direction de La Paz. Si cetet dernière est bien la Capitale du pays, Sucre demeure le siège du pouvoir législatif et reste considérée par les boliviens comme la plus belle ville du pays.

L'envie de se poser un peu nous tiraillant depuis quelques temps déjà, c'est avec plaisir que nous avons trouvé à Sucre un petit appartement à louer moyenannt 100 bvs par jour (à peine plus de 10 euros). Grande chambre, cuisine spacieuse, petit salon avec canapé et bonne salle de bain (en prime de l'eau vraiment chaude toute la journée, ce qui n'est pas forcément banal en Bolivie...), rien d'étonnant donc à ce que nous ayions traîné un peu ici !

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Notre super petit salon, quel pied d'avoir un canapé !!

Et notre cuisine. Quel pied là encore de pouvoir préparer ses petits plats !

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D'autant qu'il y a matière. Sucre, la "ville blanche des amériques", a gardé à l'instar de Potosi sa superbe architecture coloniale. Mais ici pas de rues étroites et de maisons colorées : tous les bâtiments sont d'un blanc étincelant (rien de surprenant au vu du nombre d'ouvriers constamment en train de repeindre des murs... déjà blancs !) et les rues larges, témoins de l'important rôle politique passé et présent de Sucre. C'est ici qu'a été signée la déclaration d'indépendance de la Bolivie (1825). Mais Chuquisaca (ancien nom de Sucre) a également été le lieu de la première révolution, le 25 mai 1809 (nous sommes en pleine célébration du bicentenaire), durant laquelle la ville a gagné sa propore indépendance. Sucre est donc considéré comme le berceau de la liberté en amérique latine.

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Au flanc l'une des deux collines de la ville, de superbes arches et une vue panoramique sur les toits de Sucre.

La vue du toit du convento San Felipe Neri 

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 Aujourd'hui Sucre reste donc une ville riche de superbes bâtiments et musées à visiter, mais également une ville où il fait bon vivre dans un climat éternellement printanier (en témoignent tous les arbres en fleur alors que l'hiver arrive...). Les visites du Convento San Felipe Neri, fondé par les franciscains et dont la vue panoramique depuis le toit est superbe; du musée ethnographique (relatant l'histoire de l'un des premiers peuples d'amérique latine dont il reste aujourd'hui... 1600 représentants), du Castillo de la Glorieta (étrange mélange architectural de la fin du 19ème), mais également du superbe marché de la ville seront fort intéressantes.

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La cour du Couvent

Le Castillo De la Glorieta et son mélange architectural un peu fou.

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C'est à ce même marché que nous prendrons l'habitude de faire nos courses tous les jours. On y trouve absoluement de tout ! Si les stands de viande en plein air ne nous ont jamais vraiment convaincu (merci l'odeur à 18 heures après 10 heures en plein air...)ceux de fruits et légumes sont tout bonnement superbes. Et que dire de ce patio central où une dizaine de comptoirs préparent des jus de fruits frais succulents pour des sommes dérisoires ! Emilie profitera de la présence de nombreux cordonniers dans la rue pour faire recoudre ses chaussures pour... 4 bvs ! Elles sont comme neuves !

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Les superbes étals de légumes du marché central.

Et les stands de jus de fruits si fantastiques !

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Sucre aura aussi été l'occasion de passer d'excellents moments en compagnie de Xavier et Madeleine, un couple français que nous avions croisé à Curacautin... au Chili ! Eux reviennent du Brésil et c'est avec joie que nous passerons quelques jours ensemble. Nous les recroiserons sans nul doute ici très prochainement, mais aussi en France, puisque eux déménagent pour découvrir... Lyon !

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Session réparation de chaussures, avec machine à main SVP !

Le patio d'un musée, témoignage de la splendeur des anciennes demeures coloniales.

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Nous partirons avec eux pour une randonnée dans les environs de Sucre, jusqu'aux 7 cascades, un endroit magnifique très particulier. L'érosion a entamé ici la montagne, dont certaines couches se sont avérées plus résistantes que d'autres, créant de véritables couloirs et paliers où coule une eau bleu gris du plus bel effet.

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L'un des "couloirs" aux 7 cascades.

Une piscine naturelle un peu froide malheureusement !

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Nous repartons donc aujourd'hui avec un excellent souvenir de cette charmante ville en direction de La Paz. Nous devrions retrouver là-bas Eric et Manue qui reviennent eux du Pérou et s'attaquent à la Bolivie.

Bises à tous, à bientôt.


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Publié à 07:34, le 24/04/2009, Sucre
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Potosi la Belle

Hola todos !

Une petite semaine donc que nous sommes á Potosi, il faut dire qu'il y a de quoi s'occuper dans cette superbe ville ! Entre les splendeurs de son passé colonial, ses musées, ses églises et ses environs superbes, on comprend facilement pourquoi la ville a été inscrite (et oui encore) au Patrimoine Culturel et Naturel de l'Humanité par l'UNESCO.

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La vue depuis le toit du Convento San Francisco

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Qu fait donc Potosi perchée á plus de 4000 m d'altitude dans des contrées pour le moins isolées et quelque peu hostiles (c'est la seule ville de Bolivie á connaítre la neige) ? La réponse est on ne peut plus simple : l'argent. Le vrai. Le minerai. Suite á la découverte accidentelle d'un filon d'argent dans la montagne adjacente (et baptisée depuis Cerro Rico) en 1545, les espagnols ont entrepris de s'implanter ici. La mine d'argent du Cerro sera tellement productive qu'elle financera l'économie espagnole durant presque 4 siécles.

L'essor de Potosi sera fulgurant, á tel point qu'au 17 eme siecle la ville sera l'une des plus grandes (180 000 habitants quand Paris n'en faisait que 65 000 selon les infos locales) et surtout des plus riches. Aujourd'hui la ville garde les traces d'un passé colonial formidable et d'une richesse incroyable. Ce sont plus de 80 églises et couvents qui seront construites ici et tout témoigne d'un faste étonnant.

Malheureusement, a la moitié du 19 eme siecle, peu apres la déclaration de l'indépendance de la Bolivie (1825) le cours de l'argent s'effondre et l'époque glorieuse de la ville se termine. Aujourd'hui encore les mines sont exploitées (nous y reviendrons) et la ville présente une architecture fantastique.

Les rues sont étroites et pavées, les maisons colorées et les balcons coloniaux omniprésents. La ville abrite en outre de sympathiques restauants et bars ( le seul que nous ayons vu du voyage qui serve... du Ricard !) ce qui incite grandement á trainer un peu... Malheureusement, la forte population actuelle faite que ces rues étroites sont surchargées la journée, la circulation impossible et les gazs d'échappement tres présents. A 4000 m d'altitude, il arrive déja d'avoir le souffle court en montée, alors si en plus le gaz carbonique s'en mele, }a devient par moments tres pénible ! Mais le jeu en vaut la chandelle et de nombreux batiments méritent un coup d'oeil.

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Une rue colorée et ses balcons coloniaux

La place centrale avec, en arriere plan, le Cerro Rico

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A commencer par la Casa Real De La Moneda, une immense batisse coloniale couvrant tout un paté de maison. Aujourd'hui convertie en musée, c'est ici que les pieces en argent étaient frappées avant d'etre envoyées en Espagne. La visite est fort intéressante, permettant de voir tour á tour les machines servant á fondre l'argent, á la laminer (une salle complete et trois enormes roues entrainées par 4 mules chacune !) puis á frapper les piéces. Au cours de l'histoire le processus a d'abord été manuel, puis mu par une machinerie á vapeur, puis enfin électrique. La monnaie a été frappée ici jusqu'en 1951. Depuis les piéces boliviennes sont fabriquées en Suisse et les billets... en France !

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La casa De La Moneda, impressionnante.

Une église parmi tant d'autres !

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Autre batiment fort intéressant : le Couvent San Francisco. Fondé en 1547 il s'agit du plus ancien de Bolivie. La visite guidée sera fort intéressante et nous emmenera jusque sur les toits de l'église, d'oú nous jouirons d'une vue extraordinaire sur Potosi !

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Sur le toit de l'église du Couvent San Francisco.

Le cloitre du couvent et la ville en arriere plan.

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L'église, rebatie de 1707 a 1726 pour accueillir plus de fideles.

Le cloitre

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Outre la ville elle-meme, Potosi attire aujourd'hui beaucoup de touristes pour ses mines d'argent. Aujourd'hui elles appartiennent et sont exploitées par des collectifs de mineurs. Les conditions de travail sont terribles : altitude, froid (aux premiers niveaux), chaleur (aux niveaux inféieurs, jusqu'a 45 degres) et outils et méthodes archaiques (apparemment peu changées depuis le temps de la colonisation). De nombreux mineurs meurent de la sillicose 10 á 15 ans apres leurs débuts dans la mine et gagneront dans ce laps de temps un salaire (issu seulement de leur production et de leurs ventes) peu reluisant. Aujourd'hui de nombreuses agences proposent de vous emmener dans la mine, voir les mineurs travailler, assister á une explosion de dynamite etc... Nous n'avons simplement pas voulu y aller, trouvant cela á la limite du vouyeurisme, du "zoo humain" pour citer mon pater familias.

Dommage car la visite d'une mine fermée aurait pu etre tres intéressante, histoire de voir comment les esclaves noirs et indigenes travaillaient pour la couronne d'espagne.

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Enfin, nous avons pris une matinée pour aller explorer l'un des sites phare des alentours de Potosi : ses eaux thermales. Bizarrement vide de touristes (tous aux mines les c+++), le site de l'Ojo del Inca est fantastique. Un cratere parfaitement rond abrite des eaux á 30 degres, permettant une baignade magique dans un cadre absolument incroyable. A voir la carte de Bolivie nous n'avons pas fini de faire trempette dans des endroits enchanteurs et c'est tant mieux !

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L'Ojo del Inca, on voyait l'eau bouillonner en son centre !

On est pas mal la dedans...

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La petite histoire du Puro...

Pour l'anecdote, on voit ici beaucoup en vente le Puro, l'alcool local. Il s'agit de bdons de 5 L d'alcool potable á... 96 degrés. Il y a meme marque dessus qu'il a "Buen Gusto" (bon gout pour ceux qui ne feraient vraiment pas d'effort). Parait-il que les mineurs le consomment facilement, pour oublier sans doute leur existence difficile. Toujurs est il qu'á plus de 4000 m une biere fait déja mal alors bon...


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Publié à 12:56, le 16/04/2009, Potosí
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Qui suis-je ?


Une année pour découvrir ce qui se cache au sud des Amériques. Le tour de l'Argentine, du Chili, de la Bolivie et du Pérou armés de sac à dos ! Décollage le 12 ocotbre 2008 !


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